EXCLUSIF. « Je sais que je suis innocent » : Mohed Altrad (Montpellier) réagit pour la première fois à sa condamnation

  • Mohed Altrad réagit pour la première fois à sa condamnation.
    Mohed Altrad réagit pour la première fois à sa condamnation. DR
Publié le , mis à jour

Silencieux médiatiquement depuis le 13 décembre et le verdict de son procès (18 mois de prison avec sursis et 50 000 euros d'amende pour des faits de corruption active, trafic d'influence et abus de biens sociaux ), l’homme d’affaires et président du MHR Mohed Altrad a accepté de se confier à Midi Olympique. Où il revient sur cette condamnation, contre laquelle il a fait appel. Il évoque également la situation de sportive de son club, les rumeurs d’une arrivée prochaine de Christophe Urios ou le départ de Mohamed Haouas.

Comment jugez-vous le début de saison du MHR ?

J’ai confiance dans le MHR. Nous avons une équipe formidable. On sait que c’est toujours difficile après un titre de champion de confirmer dès la saison suivante car tout le monde vous attend au tournant. On a perdu deux leaders importants du vestiaire. Donc ce n’est pas facile. Mais, on se bat, on est dans le combat, on croit à la victoire. Et je suis là pour rappeler à tous l’exigence de victoire. Aujourd’hui, on est sixième à trois points du troisième. On va rattraper notre retard

 

Pourquoi Olivier Azam est-il parti si tôt ?

Olivier est resté deux ans. Il a fait un très bon travail, a remporté deux trophées dont le Top 14. Il avait une très bonne relation avec Philippe (Saint-André) qu’il connaît depuis très longtemps. Mais, il était seul à Montpellier, avec sa famille en Angleterre. Il a fait un choix personnel que je peux comprendre d’autant que je souhaite que tous les membres du club soient totalement investis dans leur travail, leur équipe, leur club. Aujourd’hui, on a du boulot à faire avec les avants. Notre conquête n’était pas aussi bonne que d’habitude, la touche notamment. Nos deux sauteurs sont blessés dont notre meilleur preneur. Mais, on va recruter.

 

Qu’en est-il de cette rumeur Urios ?

Je ne commente par définition pas les rumeurs.

 

Qu’en est-il de vos relations avec Philippe Saint-André ?

J’ai les meilleures relations avec Philippe Saint-André. C’est un homme de cœur, une excellente technique, un meneur formidable. Il nous a menés au titre l’an dernier, c’était une performance exceptionnelle. Cette première partie de saison n’a pas été aussi bonne que ce que nous aurions tous souhaité, c’est vrai mais cela n’enlève rien à ma confiance en lui. Il faut que l’on trouve rapidement un entraîneur des avants, on y travaille tous les deux. Il faut que l’on continue à grandir et que l’on recolle très vite aux leaders du Top 14.

 

Le fait de devoir se séparer de Mohamed Haouas est-il un crève-cœur ou le joueur était-il devenu trop dur à gérer ?

Mohamed a un grand talent. C’est un enfant du club, qui nous a beaucoup apporté. Il a eu une jeunesse turbulente, a fait des bêtises à Montpellier. C’est peut-être bien, pour lui, de partir.

 

Faut-il s’attendre à d’autres arrivées de joueurs la saison prochaine ?

 

Le MHR, c’est un organisme vivant. Notre richesse, ce sont nos hommes. Et notre force, c’est notre capacité à attirer les meilleurs talents. Alors bien sûr, il faut tenir compte du salary cap, des départs des uns et des autres. Cela fait partie de la vie du club, mais oui, on va recruter. On a besoin d’un pilier droit. On travaille sur le terrain, dans la région, on cherche plutôt un joueur issu d’une filière de formation. Et c’est d’autant plus important que la saison prochaine, il y aura la Coupe du monde et les effectifs vont être très sollicités.

 

 

Le MHR a-t-il changé de statut depuis son titre ?

Ah, c’est sûr ! On a le bouclier de Brennus, 130 ans d’histoire, les plus belles histoires de sport et de rugby. Nous sommes devenus le club à battre et on en est très fier. La ville se mobilise, la région se mobilise, on voit des maillots du MHR un peu partout. Les jeunes se mettent au rugby, encore plus qu’ailleurs. Les joueurs sont sollicités. Fulgence Ouedraogo, notre ambassadeur est sollicité partout. C’est vraiment une belle histoire.

 

Les affluences ont-elles évolué depuis le titre de champion de France ?

Oui, il y a plus de monde, avec un public encore plus enthousiaste, qui nous demande le meilleur, qui a l’exigence du haut niveau, du résultat maintenant inscrit dans son cœur. Pour cela, nous continuons à réfléchir à un centre de haute performance car nous en avons tous besoin. Le public, les joueurs et les jeunes : je crois énormément à la formation. C’est un sujet où la France rattrape son retard, il faut que nous continuions à investir.

 

Comment avez-vous vécu le délibéré du 13 décembre ?

Dans une grande sérénité. Je sais que je suis innocent. Et, vous savez, j’ai vécu dans ma vie des expériences très douloureuses, notamment quand j’étais enfant. Quand vous avez surmonté ces épreuves, vous pouvez traverser toutes les péripéties de l’existence.

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