Champions Cup - Le rêve européen de Fritz Lee avec Clermont

  • À 34 ans, Fritz Lee arrive au crépuscule de sa carrière. Le numéro 8 veut finir en beauté à Clermont en offrant la Champions Cup à son club d'adoption. 
    À 34 ans, Fritz Lee arrive au crépuscule de sa carrière. Le numéro 8 veut finir en beauté à Clermont en offrant la Champions Cup à son club d'adoption.  Icon Sport - Icon Sport
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À 34 ans, Fritz Lee arrive au crépuscule de sa carrière. Le numéro 8 veut finir en beauté à Clermont en offrant la Champions Cup à son club d'adoption. 

"Le joker médical Lee arrive". Tel était le titre d’une courte brève publiée par Rugbyrama, le 24 octobre 2013. Cet automne-là, Clermont devait compenser la perte sur blessure d’Elvis Vermeulen, indéboulonnable numéro 8 de l’ASM. Fritz Lee, un nom totalement inconnu du grand public, débarquait alors des Waikato Chiefs. Un grand saut dans la région des volcans pour le Samoan de naissance. "Je ne peux pas dire que je sois tombé amoureux de la ville en arrivant (rires). Mais plus les années passaient plus je me suis attaché à Clermont, aux supporters et à ce territoire qui est vraiment spécial", se rappelle le remplaçant du "King" Elvis.

Presque dix ans plus tard, le numéro 8 a fait régner la terreur aux quatre coins de l’Hexagone et du Vieux Continent. Plus de 200 matchs disputés sous le maillot jaune et bleu, un Bouclier de Brennus en 2017 et trois finales en Champions Cup qui restent encore en travers de la gorge du puissant clermontois. Aujourd’hui, les heures sont moins glorieuses au Michelin mais Fritz Lee veut garder le cap. "Les blessures sont probablement le facteur le plus important. Les cadres et les leaders se sont malheureusement beaucoup blessés cette saison. On est un peu dans la même situation qu’en 2018 où nous avions gagné le Top 14 l’année d’avant avant de réaliser ensuite une saison très moyenne. Mais je crois que cela permet à d’autres joueurs de se montrer. J’espère que cette victoire contre Perpignan sera la bascule."

Tout un club y croit. Et encore davantage le vieux soldat de trente-quatre ans qui veut jouer là Champions Cup pied au plancher. Après une victoire autoritaire sur les Stormers et un bon point ramené de Leicester, Clermont est en bonne posture pour se qualifier en huitièmes de finale.

"Je veux finir en ayant gagné la Champions Cup"

À la peine en championnat, Clermont pourrait profiter de la fenêtre européenne pour se lancer dans une folle aventure continentale. "Je crois qu’on peut faire une belle épopée. Je me répète, mais on a beaucoup de blessés et si on est au complet, on peut être vraiment dangereux. Ce sera difficile, mais je veux finir avec une Champions Cup. Le club m’a tellement donné que je veux lui rendre sa reconnaissance." Une déclaration d’amour lancée par l’un des plus discrets guerriers de l’ASM à son institution. Pour ce faire, les Jaunards devront balayer les Tigers de Leicester en étant bien plus dominants qu’au match aller en conquête.

Les Auvergnats avaient en effet subi la foudre à Welford Road en touche et en mêlée. "La performance contre Perpignan n’a pas été parfaite. Je crois que le changement de compétition, d’arbitre et de style de jeu nous donne la possibilité de perfectionner certains secteurs de jeu. Notamment la conquête. On sait qu’on peut bien attaquer mais si on se montre défaillant en conquête, cela ne marchera pas." Si Clermont a été en partie sauvé grâce à ses jeunes face aux Catalans (deux essais de Tixeront et Jauneau), le gardien de la troisième ligne auvergnate est bien conscient de son nouveau rôle de mentor. À trente-quatre ans, Fritz Lee veut transmettre. Derrière lui, Killian Tixeront, Lucas Dessaigne ou Alexandre Fischer grandissent à vitesse grand V au sein du pack jaune et bleu. À entendre la douce voix du Samoan, l’avenir est radieux au-dessus des tribunes bleues du Michelin. "Je vois que la reconstruction prend du temps mais nous allons dans le bon sens. Il y a des jeunes comme Tix’et Fischer qui doivent davantage prendre confiance. Ils sont les leaders de demain à Clermont. Nous, les plus anciens, devons leur inculquer l’importance de cette Champions Cup au vu de l’histoire colossale qu’entretient l’ASM avec cette compétition." Le message est passé, aux nourrissons clermontois d’être aussi mordants que des Tigres.

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Clément LABONNE
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