Pro D2 - Colomiers veut envoyer un message face à Biarritz

  • Les Columérins de Maxime Javaux vont passer un joli test contre Biarritz.
    Les Columérins de Maxime Javaux vont passer un joli test contre Biarritz. Midi Olympique - Photo Stéphanie Biscaye
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Les Haut-garonnais se sont bien relancés en l’emportant à Albert-Domec. Une façon de réparer la déconvenue contre Oyonnax et de préparer ce choc contre Biarritz.

C’est peu dire que la défaite contre Oyonnax avant les fêtes de fin d’année a secoué le club de Colomiers. Déterminé à montré un visage conquérant, malgré le statut de ce leader indétrônable de la division, la Colombe a subi une déconvenue face à un rival. Le retour gagnant à Carcassonne la semaine passée a été à la hauteur de la frustration vécue plus tôt. «On revenait d’une défaite et il fallait qu’on soit très réaliste là-bas, qu’on reste au score le plus longtemps possible, explique Valentin Saurs. Et à un moment donné, on savait que ça allait sûrement basculer en notre faveur. Au final c’est ce qu’il s’est passé. On a été patient, on a mis de l’intensité, et même si on se fait surprendre sur quelques moments, on réalise un bon match à l’extérieur avec une bonne occupation.» Que ce soit dans la conquête, la défense ou l’occupation, l’équipe columérine a réalisé le match parfait à l’extérieur. Sans compter la confiance que ça a généré, tous les feux sont au vert pour préparer au mieux le choc contre Biarritz.

Même si le dernier bloc de l’année 2022 avait été négatif comptablement, l’entraîneur en chef Julien Sarraute ne considère pas son équipe "en rattrapage" : «Il ne faut pas être dans cette notion mais plutôt dans une logique de performance. Être dans la réaction ne suffit pas, il faut être déterminé à mettre en œuvre ce qu’on veut mettre en place.» La première mi-temps à Albert-Domec et la prestation à Massy sont les exemples récents les plus positifs de ce que sait faire Colomiers. Mais cela n’a pas empêché le technicien d’insister sur la précision technique à appliquer. «Ce n’est pas lié à notre adversaire, indique le meilleur marqueur du club, avec quatre essais. Certes ce sera un niveau au-dessus de la semaine dernière, sans faire offense à Carcassonne. Mais c’est clairement notre problématique. On a parfois tendance à surjouer et l’hiver est cruel avec les équipes qui surjouent. Ça nous a pénalisé sur plusieurs matchs donc il faut être plus pragmatiques et plus précis dans les zones de marque.»

Tendance à surjouer

L’autre point crucial sera le jeu au sol. Malmenés contre le leader, les joueurs à la Colombe reçoivent une référence dans le domaine des rucks. «Ils ont Dyer, Sauveterre et plusieurs joueurs qui grattent beaucoup. Donc si on arrive à être efficace sur cette zone-là, on pourra mettre notre jeu en place, assure Thomas Larrieu, qui revient un peu plus tôt que prévu suite à une hécatombe au talon. Et on se rendra la vie plus facile car ils mettent beaucoup d’essais mais ils en prennent beaucoup. On a vu le match aller, à 14 on a mis presque 30 points. C’est une équipe qui ne ferme pas le jeu. À nous de nettoyer les rucks pour mettre de la vitesse et marquer le plus possible.»

C’est peut-être un profil qui correspondra au caractère athlétique des Columérins friands d’espaces. En tous les cas, c’est ce qu’espère Julien Sarraute : «C’est un prétendant au top 2 mais la pression, on l’a tous les week-ends. Il faut qu’on se familiarise à ça et qu’on la transforme en enthousiasme. J’ai envie de voir des joueurs qui prennent des initiatives, qui ont soif de gagner.» Alors que le classement est de plus en plus significatif, cela installerait un peu plus Colomiers dans le wagon des six.

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Quentin PUT
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