Nationale - Nicolas Vuillemin et Bourgoin-Jallieu veulent décoller

  • Formé au rugby dans le Territoire de Belfort, Nicolas Vuillemin s'épanouit cette saison avec le maillot berjallien. Un maillot qui l'a fait rêvé dans sa jeunesse Formé au rugby dans le Territoire de Belfort, Nicolas Vuillemin s'épanouit cette saison avec le maillot berjallien. Un maillot qui l'a fait rêvé dans sa jeunesse
    Formé au rugby dans le Territoire de Belfort, Nicolas Vuillemin s'épanouit cette saison avec le maillot berjallien. Un maillot qui l'a fait rêvé dans sa jeunesse - Hervé Costes
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Arrivé de Nevers après deux saisons difficiles, il s’est imposé en numéro 10 au CSBJ, qu’il veut aider à se qualifier.

Avec onze titularisations en quatorze journées et 34 points inscrits, surtout pour dépanner, quand l’artificier en chef Nicolas Cachet est absent, Nicolas Vuillemin (31 ans) s’est imposé au CSBJ auquel il apporte son expérience. Après deux dernières saisons difficiles à Nevers (quatorze apparitions seulement), marquées par quelques pépins (K.-O., fracture d’un poignet), il a rebondit avec joie au niveau inférieur. "Rester en Pro D2 n’était pas un critère de choix, confie le joueur qui a commencé le rugby à l’entente Belfort-Montbéliard avant de poursuivre ses gammes à Saint-Claude. Je voulais jouer au rugby." Il a donc accueilli favorablement la proposition du club berjallien, par l’intermédiaire notamment de Grégoire Pinthiaux, pour porter un maillot qu’il a admiré plus jeune à la télévision et qui lui a fait souffrir mille maux quand il l’affrontait en jeune.

Dans les clous

Mais ce n’est rien à côté de la souffrance ressentie cet été. La préparation physique du CSBJ commence à être réputée pour sa dureté. Et ce n’est rien de le dire. "On m’avait prévenu mais je n’étais pas prêt, rigole le joueur. Avec les autres joueurs arrivés de Nevers (Yilmaz, Gascou), on se regardait bizarrement après chaque séance ! Je pense n’avoir jamais connu une préparation aussi dure. Nous avons énormément couru. Le nombre de bornes est incalculable. Mais j’ai pris goût à la musculation, à 31 ans !" Il a aussi pris goût au CSBJ et à son public qui peut vite retrouver la passion, comme ce fut le cas fin octobre lors de la réception de Valence-Romans (25-25). "J’étais sur le c…", reconnaît le joueur, qui espère que l’équipe a mangé son pain noir lors de sa vilaine série de défaites au début de l’automne. "Vu notre début de saison, nous espérions être mieux classés à la trêve. Nous sommes dans les clous mais il faudrait un déclic, un match référence. Nous avons cinq mois pour aller chercher quelque chose de grand pour le club, pour la ville."

Lui qui aime jouer aimerait que l’équipe arrive enfin à mettre les choses dans le bon ordre. Il estime que le CSBJ a les bonnes cartes en main pour performer dans un système qui laisse la part belle à l’initiative. "Sébastien Tillous-Borde nous propose un cadre et nous laisse ensuite faire nos choix. Avant chaque lancement, il nous rappelle de regardez ce qui se passe. Il incite les gros à jouer dans les intervalles, à se passer le ballon. Pour l’instant, j’ai le sentiment qu’on joue petit bras, qu’on s’adapte. Devant, les avants font un boulot monstre. Derrière, nous avons beaucoup de qualités. Il faut arriver à connecter les deux." Condition sine qua none pour permettre à Nicolas Vuillemin et au CSBJ de donner la pleine mesure de leurs talents et se positionner comme un candidat que tout le monde voudra éviter en phase finale.

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Sébastien Fiatte
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