Champions Cup - Julien Marchand et Emmanuel Meafou, les hommes forts du Stade toulousain

  • Julien Marchand face à Sale ce samedi.
    Julien Marchand face à Sale ce samedi. MB Media / Icon Sport - MB Media / Icon Sport
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Le talonneur, impérial au sol et le deuxième ligne, dont la puissance a fait des ravages, ont été les phares toulousains ce samedi face à Sale. 

Forcément, quand une équipe a du mal à mettre son jeu en placer comme ce fut longtemps le cas du Stade toulousain samedi, elle en revient souvent aux fondamentaux pour asseoir sa supériorité. Au-delà de la conquête, il s’agit aussi du jeu au sol et des collisions. Et, dans ces deux domaines, les Rouge et Noir possèdent sûrement ce qui se fait de mieux au monde à l’heure actuelle. Deux armes fatales avec Julien Marchand et Emmanuel Meafou (lequel fut élu homme du match).

Le talonneur, roi de la guerre des rucks, a encore livré une démonstration dans ce secteur en effectuant trois grattages décisifs. Un premier, en début de match, qui a annihilé un temps fort anglais dans les vingt-deux mètres toulousains à un moment où les Sharks étaient dominateurs. Puis deux autres, après la pause, qui ont marqué le tournant de la rencontre et permis à ses partenaires de prendre définitivement le dessus. Une nouvelle prestation XXL pour celui qui évolue à son meilleur niveau ces derniers mois, avec notamment une tournée de novembre avec les Bleus dont il fut un des grands bonhommes.

Dupont : « Tout s’éclaire autour de Manny »

Dans cette campagne de Champions Cup, l’autre fer de lance du pack stadiste se nomme donc Emmanuel Meafou. Et le deuxième ligne australien a été colossal à l’AJ Bell Stadium… Certes, à la dixième minute, il était pénalisé pour une charge à retardement sur le demi de mêlée adverse Gus Warr, peut-être une conséquence d’un match aller particulièrement tendu. Une faute qui a coûté cher puisque les Anglais ont marqué sur la pénaltouche suivante. Mais ensuite ? Meafou fut stratosphérique.

Servi un nombre incalculable de fois sur les premiers temps de jeu, l’immense Manny (son surnom, N.D.L.R.) a mis à profit sa puissance pour faire des ravages dans la défense de Sale et même renversé l’impressionnant Manu Tuilagi sur une action dont beaucoup se souviendront. Outre son essai, ses statistiques personnelles sont d’ailleurs effarantes pour un joueur de son poste : treize ballons joués à la main (record du match), six défenseurs battus (record du match) et… 87 mètres parcourus (record du match). « Il est certain que tout devient plus facile quand il avance comme cela, appréciait Antoine Dupont après le match. Tout s’éclaire autour de lui. À l’image de tous les avants sur la deuxième mi-temps, Manny a été très costaud ballon en mains. C’est ce qu’on lui connaît déjà mais c’était encore plus vrai sur ce match. Évidemment, cela nous fait beaucoup de bien pour jouer après lui parce que, au-delà d’avancer sur ses contacts, il arrive aussi à jouer debout et à répéter les efforts. C’est hyper intéressant pour notre équipe. »

Comme ce fut le cas à Salford, Marchand et Meafou sont incontournables aujourd’hui. Des assurances tous risques pour Ugo Mola et son staff, notamment pour replacer les choses dans l’ordre lorsque la machine grince. « Nos qualités individuelles sont toujours présentes et ne vont pas disparaître, expliquait le manager samedi. C’est dommage de ne pas les associer dans le même tempo mais oui, Julien et Manny ont réalisé une performance digne du niveau européen. C’est une bonne nouvelle pour nous tous. » Un peu moins pour les adversaires de Toulouse. Demandez donc aux joueurs et aux supporters de Sale ce qu’ils en pensent ? 

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Jérémy Fadat
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