La Rochelle douchée mais pas coulée face à l'Ulster

  • Sous une pluie parfois battante, les Rochelais ont fait le dos rond avant de piquer l’Ulster sur le dernier ballon du match.
    Sous une pluie parfois battante, les Rochelais ont fait le dos rond avant de piquer l’Ulster sur le dernier ballon du match. Icon Sport - Icon Sport
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Malmenés par la province nord-irlandaise contre vents et déluge, les Maritimes ont fait preuve d’un sacré caractère pour braver les éléments et arracher un succès qui marquera son époque.

Deflandre s’en souviendra sans doute longtemps. Comme Romain Carmignani de ce La Rochelle-Racing disputé "il y a un quinze ans, sous une pluie de fou" et gagné "3-0 ou 6-3, un truc comme ça (sourire)". Ou comment un "bon vieux 0-0 des familles", comme diraient les footeux, a basculé après l’heure de jeu dans un cocktail d’émotions à vous mettre les poils.

Samedi soir, depuis les tribunes d’un Deflandre baigné dans une saucée à l’irlandaise, le troisième ligne reconverti entraîneur le confesse, il avait fini par rendre les armes, encore hanté par le vilain tour joué ici même par l’UBB (3-9), trois semaines plus tôt : "Si j’y ai cru jusqu’au bout ? Non ! Non (rires)... J’ai beaucoup revu le scénario de Bordeaux. On pensait qu’on allait revivre la même situation… C’est chouette, ça tourne pour nous. Il y a un mois, on était au fond du seau. On en a tiré des leçons." Pour offrir un ultime rebondissement, sur le gong.

C’est finalement – toutes proportions gardées – du dénouement de Marseille dont a accouché ce duel accroché. Un pick and go salvateur pour passer en un instant de la frustration à l’explosion. Comme un clin d’œil à la finale de la précédente campagne de Champions Cup et cet essai de la gagne venu derechef récompenser – dixit Grégory Alldritt – un groupe "déterminé et irréprochable dans l’état d’esprit". "Depuis le début de saison, on se regardait souvent à la fin à essayer de se chercher des excuses. Là, on finit le match avec peu de regrets. C’est important de montrer cette image d’un groupe très fort."

Défi relevé en touche défense

"Ça peut le souder encore plus. Les émotions sont forcément décuplées quand on marque à la 80e !", rebondit Antoine Hastoy. Cette "preuve de caractère" soulignée par l’ouvreur, pour se sortir du traquenard, puise en grande partie sa source dans la colossale séquence défensive de la fin du premier acte. Acculé devant son en-but, le tenant du titre de la compétition a plié sur les multiples groupés pénétrants adverses sans jamais rompre, même réduit à quatorze. Jusqu’à ce que l’autoritaire Rémi Piquette ne trouve la faille, pour déstructurer l’ossature nord-irlandaise et délivrer la patrie. "80 % des points de l’Ulster viennent de ballons portés. C’était un bon test pour notre défense."

Ne comptez pas su Romain Carmignani pour s’en gargariser. Mais le coach des avants, spécialiste de la touche défense, a de quoi savourer en son for intérieur. Après avoir subi quelques contrecoups sur la première moitié de saison, son si redoutable et redouté plan anti-maul vient d’écœurer un champion réputé hors catégorie.

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Romain ASSELIN
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