Champions Cup - Les bienfaits rochelais du menu équilibré du réveillon

  • Les Rochelais n’ont manqué "que" quatre plaquages, samedi dernier, contre les Nord-Irlandais de l’Ulster.
    Les Rochelais n’ont manqué "que" quatre plaquages, samedi dernier, contre les Nord-Irlandais de l’Ulster.
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La claque subie à Deflandre juste avant les fêtes semble avoir remis le tenant du titre continental sur le droit chemin.

Avantage ou inconvénient ? Chacun se fera son idée. Hasard du calendrier et de la programmation, Leicester jouant la veille, les Rochelais sauront exactement ce qu’ils ont à faire au moment de fouler la pelouse du Franklin’s Garden, samedi, à l’heure du déjeuner, pour s’assurer comptablement une réception en quart de finale, si quart il y a au printemps. En position de force chez le dernier de la poule B, le champion sortant entend surfer sur la bonne recette concoctée lors des repas de Noël, dans la foulée d’une amère défaite à Deflandre face à Bordeaux-Bègles (8-12). Plongée derrière les fourneaux de la cuisine maritime.

Une défense retrouvée en guise d’entrée

La forme d’une équipe s’apprécie souvent à l’état de sa défense. En l’espèce, le rideau maritime retrouve ses galons de "Mur de l’Atlantique". Illustration en chiffres : vingt points encaissés sur ses trois dernières sorties, pour autant de victoires. Dix laissés à Perpignan, sept à son ex-bête noire toulousaine et trois à l’Ulster. Une formation nord-irlandaise tellement bien cadenassée qu’elle s’est cassée les dents à tenter de forcer la décision via sa réputée arme de destruction massive : les ballons portés. Le taux de réussite au plaquage, vous demandez-vous ? Quasiment… 96 % ! Barbelés.

Des doublures en verve en plat de résistance

Les doublons, ou presque, avant l’heure. Privé par intermittence de nombreux cadres (Atonio, Skelton, Danty, Bourgarit et autres Tanga-Mangene), le staff a de quoi être rassuré à l’approche du Tournoi et l’exode d’internationaux. La baisse de rendement observée lors de rotations d’effectif s’estompe, à l’aune de la montée en régime simultanée des seconds couteaux. Le cas de Samuel Lagrange, dont le temps de jeu moyen a doublé cette saison, est l’un des plus probants. À en coiffer la recrue Lespiaucq-Brettes dans la hiérarchie des talonneurs. "Mon cheval de bataille, c’est que celui dont "personne" n’a entendu parler, le jour où il joue, le public et les coéquipiers se disent : "Mais on ne le connaissait pas, lui !" C’est qui ? vulgarise le responsable de la préparation physique, Philippe Gardent. Nous, on savait. Il était derrière un mec indiscutable. L’exemple après l’Ulster ? Les deux piliers Colombe et Sclavi. Demain, ces mecs-là sont titulaires, il n’y a pas à crier au scandale."

Du caractère en fromage et dessert

Il en fallait pour mettre fin à la série noire de neuf défaites contre Toulouse. Et peut-être un peu plus encore pour, mené à la sirène, se défaire à l’arraché de l’Ulster (7-3). Que n’aurait-on entendu dire si le champion en titre était tombé chez lui, sans inscrire le moindre point ? À l’inverse, La Rochelle a frappé un grand coup en trouvant les ressources, sur un ultime ballon bonifié par les avants. Une vertu revient avec insistance sur toutes les lèvres depuis : "Caractère." Ce groupe en a dans le ventre. Et il est encore loin d’être repu.

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