Champions Cup - Derrière les Stades, le néant ou presque pour les clubs français en Champions Cup

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À l’exception de la rochelle et de toulouse, les clubs tricolores ont fait pale figure en champions cup. seul montpellier est parvenu à sortir au forceps des poules, tandis que les cinq autres représentants sont restés au tapis.

On l’avait pressenti depuis un petit moment, l’avant-dernière dernière journée n’avait fait qu’accentuer nos soucis et la dernière rien d’autre que les confirmer. Après avoir régné sur l’Europe depuis le début de la période post-covid (qualifiant notamment trois clubs au stade des demi-finales ces deux dernières saisons), le Top 14 est brutalement rentré dans le rang cette année et l’arrivée des provinces sud-africaines (omniprésentes dans le haut du classement puisque les Stormers, les Sharks et les Bulls se sont toutes qualifiées pour les huitièmes) ne saurait évidemment tout expliquer.

En effet, les deux vainqueurs du titre européen (Toulouse et La Rochelle pour ne pas les nommer) se sont promenés au sommet du classement de la poule B, preuve que les clubs tricolores ne sont pas si à la ramasse qu’on voudrait bien le faire croire lorsqu’ils jouent cette compétition à 100 % de leurs moyens. Dans ce même groupe, le champion de France, Montpellier, a également réussi péniblement à tirer son épingle du jeu face à des adversaires qui n’avaient rien des plus redoutables, même si le besogneux match nul décroché face aux London Irish ce dimanche (21-21) n’a pas franchement fait son jeu au classement final.

Quatre clubs français aux dernières places de la poule A

Mais pour le reste, franchement, quelle gabegie ! Certes, on pourra nous rétorquer qu’à l’exception du Racing et de l’UBB, tous les autres représentants tricolores se trouvent très loin de leurs objectifs en Top 14. De quoi naturellement privilégier le championnat par rapport à la Coupe d’Europe ? Il faut le croire, parce qu’à l’exception d’habitués comme Clermont ou le Racing 92 qui n’ont jamais pris en pleine figure que leurs insuffisances du moment (la dernière défaite de l’ASM à domicile coûtant sa place à Jono Gibbes tandis que le Racing doit quitter la compétition dès les phases de poule pour la première fois depuis six ans), les clubs de Top 14 n’ont effectivement pas joué le jeu à fond.

On serait presque tenté d’être moins sévère au sujet du Lou, qui avait hérité d’une poule de la mort avec les Bulls et les Saracens et était encore en mesure de se qualifier après son quatrième match, si l’UBB n’avait pas livré une prestation aussi indigne face à Gloucester samedi après-midi (à l’image de leur campagne, que les Girondins avaient ostensiblement sacrifiée et dont la défaite à domicile face aux Sharks sonna le glas de Christophe Urios)… Mais ce serait oublier que les Rhodaniens n’ont pas franchement existé lors de leurs déplacements, encaissant la bagatelle de 90 points hors de leurs bases. Quant à Castres, éternel cancre toujours aussi peu concerné par les joutes européennes de par le manque de profondeur de son effectif, on n’évoquera pas plus avant le sujet. Le constat demeurant qu’en occupant les quatre dernières places de la poule A, les clubs hexagonaux n’ont pas fait honneur au soi-disant meilleur championnat du monde…

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