L'édito du lundi : parole à la défense

  • Claude Atcher s'est longuement exprimé à Midi Olympique ce lundi.
    Claude Atcher s'est longuement exprimé à Midi Olympique ce lundi. Icon Sport
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Claude Atcher parle. Enfin. Et très longuement, vous le verrez dans ce journal. « Pour s’expliquer et donner ma vérité » dit-il. Ce n’est certainement pas un hasard : dans quelques jours va s’ouvrir pour lui un nouveau procès, cette fois aux prud’hommes, afin de juger les conditions de son licenciement du comité d’organisation de la Coupe du monde 2023 survenu en août dernier.

Vous l’aurez lu, sa chute ne semble plus devoir en finir. à tel point qu’il pourrait emprunter à la mémoire de Jacques Chirac une de ses citations phares : « Les emmerdes c’est comme les cons, ça vole toujours en escadrille. » Au milieu de ce qui ressemble à un champ de ruines, l’homme fort qui incarna France 2023 pendant quasiment cinq ans, tente de tracer un chemin. « Je ne suis pas parfait. Certainement que je n’ai pas tout bien fait et j’ai commis des erreurs. Mais je ne suis pas celui que l’on décrit. Je veux laver mon honneur et surtout faire comprendre aux gens que toute cette histoire a été parfaitement mise en scène. »

C’est sa version, évidemment. Et c’est son récit d’une histoire qui diverge largement de ce qui a été raconté jusqu’ici. Nous avons choisi de vous la partager dans un format exceptionnel qui traduit l’importance de cette affaire et du dossier qui reste ouvert. N’allez pas croire pour autant que Midi Olympique a pris le parti de celui qui fut, l’été dernier, nommé parmi les cinq personnalités les plus influentes du rugby mondial avant d’en devenir un paria.

Nous essayons juste de savoir, de comprendre et de vous informer. Manière de dénouer les nœuds d’une affaire qui fragilise une Coupe du monde attendue comme son messie par tout le rugby français et qui porte désormais le poids du fardeau. Manière enfin de savoir comment un homme traverse un tel tsunami, comment il parvient à se faire entendre quand il est hors de la mêlée et comment il se relève.

Chacun en fera son analyse, dès à présent et au gré de l’évolution des affaires qui vont continuer de polluer l’actualité du rugby français. Il y aura donc le Prudhommes, le PNF au nom de la billetterie et du programme « Campus ». Sans oublier les autres fronts qui ne concernent pas Atcher mais qui nous renverrons forcément très loin de la bulle sportive : l’appel dans l’affaire Laporte-Altrad et avant, dès cette semaine, la question du référendum censé valider ou non Patrick Buisson au poste de président-délégué de la FFR. Cette séquence, ne vous y trompez pas, à l’allure d’une élection fédérale qui ne dit pas son nom. Elle laissera des traces et des divisions.

Et dire que nous sommes à moins de quinze jours du Tournoi et à 228 jours du lancement de la Coupe du monde ! Les Bleus ont un Grand Chelem à défendre et un trophée Webb-Ellis à décrocher. Rien de moins. Nous ne devrions plus penser qu’à ça…

Emmanuel Massicard
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