La tendance du lundi 27 février : La polémique qui nous prend pour des coms

  • Christophe Urios a réagi en conférence de presse à un article publié par la communication du RCT
    Christophe Urios a réagi en conférence de presse à un article publié par la communication du RCT Icon Sport
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Chaque semaine dans son journal du lundi, le Midi Olympique exprime un billet d'humeur sur l'actualité du moment. Cette semaine, Nicolas Augot revient sur l'épisode Clermont-Toulon. Le manager Christophe Urios s'est servi d'un article de la communication du RCT comme levier de motivation avant la rencontre.

C’est vieux comme le monde. Tout le monde le sait. Les articles de presse accrochés dans le vestiaire sont un artifice utilisé par tous les managers du monde. Les clubs sont tellement conscients de cette grosse ficelle qu’ils font bien attention de maîtriser les prises de paroles de leurs joueurs avant les matchs. Pas question de sortir du cadre et ainsi offrir une source de motivation supplémentaire à l’adversaire. Il est donc fini le temps où les journalistes pouvaient arrêter n’importe quel joueur à la sortie de l’entraînement pour tailler la bavette et les adversaires. Les services de communication des clubs ont pris le contrôle des prises de paroles et n’oublient jamais de faire passer les éléments de langage prioritaires de la semaine, avec mots-clés et idées précises. Cette semaine, l’arroseur a été arrosé. Emporté même par une violente tempête quand Christophe Urios a sorti le titre d’un article paru intitulé « Clermont, un monument en péril ».

On a d’abord pensé que nos confrères de Var Matin avaient eu la main lourde ou la provocation facile. C’était avant de comprendre que l’allumette avait été craquée par le site officiel du RCT. Franck Azéma et Pierre Mignoni ont dû apprécier car le nouveau manager s’est empressé de rentrer dans la brèche, avec la finesse du talonneur qu’il était. Le club varois a réagi encore plus vite que Baptiste Serin derrière sa mêlée, en présentant des excuses qui ne changeront rien à la pensée de Christophe Urios qui avait la tête d’un homme dont l’honneur a été piétiné. C’est d’ailleurs beau de voir comment l’amour du maillot, de l’Auvergne et de Clermont coule dans les veines de l’ancien manager de l’UBB après deux matchs sur le banc de touche de l’ASMCA, et cela avant même de découvrir le Michelin avec le survet’du club. On s’attendait presque à voir une petite larme couler. Entre une petite erreur de la part du site du RCT et la réaction à fleur de peau du plus auvergnat des Clermontois, on a l’impression d’avoir été pris pour des coms. 

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Nicolas Augot
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