XV de France - Emmanuel Meafou, "big bizuth"

  • Emmanuel Meafou s'est entraîné à Marcoussis avec les Bleus cette semaine.
    Emmanuel Meafou s'est entraîné à Marcoussis avec les Bleus cette semaine. Icon Sport
Publié le

Appelé en tant que partenaire d’entraînement cette semaine à Marcoussis, le deuxième ligne toulousain a pu mesurer combien le staff compte sur lui pour la suite.

C’était forcément l’image de la semaine. Mardi, le deuxième ligne australien du Stade toulousain Emmanuel Meafou est apparu sur les terrains de Marcoussis avec la tunique du XV de France. Moins de trente-six heures plus tôt, il était la surprise de la liste des joueurs appelés à compléter le groupe pour préparer le match face au pays de Galles. Même si son passeport a été demandé depuis longtemps, l’intéressé - auteur d’un début de saison colossal en Top 14 - n’est pas encore sélectionnable puisqu’il n’atteindra les cinq ans de résidence réclamés par World Rugby qu’en décembre prochain, soit après la Coupe du monde.

Reste que le staff des Bleus compte sur lui pour l’avenir et a voulu lui envoyer le signal de manière officielle en l’invitant comme partenaire d’entraînement. L’occasion était idéale puisque Toulouse, déjà plus gros pourvoyeur des Bleus avec qui la FFR avait échangé sur le sujet, ne joue pas ce week-end. "Cela lui permet de découvrir comment ça se passe, a expliqué l’entraîneur de l’attaque Laurent Labit mardi soir. Et le jour où il sera sélectionnable, il ne sera pas perdu. Il sera déjà connecté avec tout le monde, le staff, et le fonctionnement mis en place ici." L’intérêt est donc double : offrir à Meafou l’opportunité de prendre ses marques et aussi éloigner une éventuelle concurrence, même si le joueur a plusieurs fois clamé - notamment dans ces colonnes il y a plus d’un an déjà - son envie de jouer pour la France.

Labit : "On verra bien…"

Le joueur est aussi sélectionnable avec les Samoa (par ses parents), la Nouvelle-Zélande (où il est né) et donc l’Australie, où il a grandi et dont il a la citoyenneté. Récemment, les dirigeants wallabies l’ont d’ailleurs sondé mais, lundi matin, un membre éminent de la fédération australienne nous disait : "Meafou est dévoué à la France, nous en resterons probablement là." Alors qu’un espoir était né avec la jurisprudence Folau Fakatava, qui a connu une situation similaire à la sienne pour devenir finalement international néo-zélandais, Meafou a-t-il une infime chance de disputer le Mondial ?

Emmanuel Meafou s'est entraîné à Marcoussis avec les Bleus cette semaine.
Emmanuel Meafou s'est entraîné à Marcoussis avec les Bleus cette semaine. France Rugby

"Ce n’est pas notre domaine, a répondu Labit. Notre rôle, c’est de lui donner tous les éléments du rugby international. Après, on verra bien sur les semaines qui arrivent…" Pour l’heure, si aucune dérogation n’a été accordée sur son cas, seule une demande de la FFR auprès de World Rugby pourrait faire évoluer les choses. Mais il faudrait que celle-ci soit très bien argumentée. En attendant, Meafou a écrit la première page de son histoire en Bleu. 

Cet article est réservé aux abonnés
Accédez immédiatement
à cet article à partir de
0,99€ le premier mois
Jérémy Fadat et Marc Duzan
Voir les commentaires
Réagir
Vous avez droit à 3 commentaires par jour. Pour contribuer en illimité, abonnez vous. S'abonner

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?

Les commentaires (1)
cantewitko Il y a 3 jours Le 20/03/2023 à 11:33

Sur qu'avec les soucis de santé du malheureux Willemsee, il pourrait apporter de la solidité et de la qualité de jeu au XV de France...
Mais il faut aussi ne pas oublier ceux qui ont joué ces derniers temps et plutôt bien...
Je n'aime pas trop qu'on pense qu'un seul joueur pourrait changer toute la donne: on est au rugby les gars... pas au foot !!!