Challenge Cup - Toulon fait face aux bons problèmes

  • Sergio Parisse a purgé sa suspension et sera de retour sur les terrains face aux Cheetahs. Photo Midi Olympique - Patrick Derewiany
    Sergio Parisse a purgé sa suspension et sera de retour sur les terrains face aux Cheetahs. Photo Midi Olympique - Patrick Derewiany
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Mathias MERLO

Complètement relancés dans la course à la phase finale en Top 14, les Varois restent également focalisés sur le gain de la Challenge Cup, seul titre manquant à l’armoire à trophées du club. Azéma et Mignoni veulent gérer les corps pour courir deux lièvres à la fois.

Il y a un mois et demi, Toulon a entamé son renouveau avec deux victoires étriquées en Challenge Cup à Bath (23-35) et contre les Zebre (14-5). Alors, on se demandait si la maison au muguet avait l’étoffe pour assouvir ses ambitions : un gain de la coupe, et une qualification pour la phase finale du Top 14. Les semaines ont défilé, une nuée de succès est apparue (sept lors des huit derniers matchs), et une fin de saison excitante se dresse devant les Rouge et Noir.

Mais, pendant que des concurrents (UBB, Bayonne…) reposent les corps pour les cinq derniers matchs, Toulon s’apprête à courir un possible marathon de neuf combats. "Il n’y a pas d’excuses, nous sommes où nous voulons être", confie un habitué du Campus. Certes. Mais l’an passé, les ouailles de Franck Azéma ont fini par tout perdre devant un enchaînement rendu conséquent par les reports du Covid-19.

Comment éviter un même funeste destin ? "On avait créé quelque chose entre nous l’an dernier, une autre belle histoire est en train de s’écrire, ressent Tolofua. On est les seuls acteurs du terrain. Les coachs sont là, mais c’est à nous de savoir ce que l’on veut. Maintenant, tout est une question d’une dynamique du groupe."

Les Cheetahs pour une dernière fenêtre de rotations

À Berg, le staff varois profite d’un effectif ample, quasiment dépourvu de blessés. Face aux Cheetahs, le duo de managers cède à ajouter un nouveau zest de concurrence pour relever la forme actuelle et concerner tout le monde. Certains cadres sont au repos (Serin, Ollivon), et d’autres doivent se montrer (Luc, Parisse).

Une bonne nouvelle pour Tolofua, joueur solaire qui s’implique à conserver l’unité. "La bonne humeur s’est diffusée avec les résultats. On sortait d’une période où tout a été remis en question. On voulait mieux vivre. Les échéances sont exigeantes. Si tu perds, c’est fini. On a tous notre carte à jouer, tout le monde doit apporter quelque chose. À cette période-là, si tu ne te mets pas au service du groupe, tu ne participeras plus à rien jusqu’à la fin de la saison."

Il termine. "La vie de groupe est fondamentale pour aller loin. Si tu vois deux mecs qui font la gueule parce qu’ils ne jouent pas, notre rôle en tant qu’anciens, c’est d’aller les relever et de les remettre avec nous. Ça reste que du rugby, c’est une passion et un métier bandant. Tu dois t’en servir. Personne ne bosse à la mine. Puis, il y a un élément qui fait la beauté de notre sport : peu importent tes qualités, qui tu es, tu peux apporter. On a besoin de tous les traits pour gagner." À chaque problème sa solution.

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