Goujon : «Je suis prêt à jouer ma carte»

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    Goujon : «Je suis prêt à jouer ma carte»
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Loann Goujon, le troisième ligne de La Rochelle (25 ans) a été retenu en équipe de France après le forfait de Louis Picamoles. Il se confie sur ses premiers pas en Bleu. Ce timide a appris à forcer sa nature et entend à présent légitimer sa convocation.

Quelles sont vos premières impressions en tant que nouveau membre du groupe France ?

Tout d’abord, ça me fait plaisir de retrouver des joueurs que je n’avais pas côtoyés depuis longtemps, avec qui j’étais en sélections jeunes, comme Rabah (Slimani, N.D.L.R.), Alex Flanquart, Sofiane Guitoune, Rémi Lamerat ou Romain « Tao », et des garçons avec qui j’étais à Clermont, Wesley (Fofana), Ben Kaiser et Noa (Nakaitaci) avec qui je m’entends très bien. J’ai mis du temps à les retrouver car j’ai pris une autre voie dans ma carrière en allant à La Rochelle. Quand je vois où je suis arrivé, je ne regrette rien dans mon parcours. Après, il est encore trop tôt pour avoir un vrai avis sur mes premiers pas en équipe de France. Pour le moment, il n’y a eu que du cardio et du physique. J’attends avec impatience les premiers entraînements.

Revenons sur votre convocation. Quels souvenirs en gardez-vous ?

J’ai été très surpris quand Philippe m’a appelé, une heure avant l’annonce. Il y a eu plein de sentiments mêlés sur le coup : du bonheur, de la fierté, un peu de tout. Ça a explosé dans tous les sens, ça m’est tombé dessus sans prévenir. Je n’y avais pas spécialement été préparé même si l’on y pense toujours un peu. Je l’avais notamment envisagé après l’annonce du forfait de Louis Picamoles mais sans grandes convictions. Je prends cette convocation avec un peu de recul. C’est une chance d’être appelé mais il me faut maintenant montrer ce que je peux apporter.

Ne craignez-vous pas d’être trop timide pour vos premiers pas en Bleu, à commencer par l’opposition de mercredi ?

Je vais essayer de rester naturel, comme si j’étais en club. Je ne suis pas du genre à me mettre la pression. J’ai été trop timide par le passé quand j’étais à Clermont et ça m’a bien fait réfléchir. À l’époque, il y avait beaucoup de concurrence et je n’avais pas osé. J’essaie de forcer ma nature depuis. Je ne sais pas si la première opposition avec le XV de France sera plus dure qu’un match de Top 14 mais je me dis que je commence à être habitué à défier les internationaux chaque week-end. Cela m’a aidé à prendre confiance. Je suis prêt à jouer ma carte. Et si j’arrive à montrer que je suis en mesure d’apporter quelque chose, qui sait ce qui arrivera pour la suite…

Vincent Bissonnet
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