Travers : « La marge est étroite »

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    Travers : « La marge est étroite »
Publié le , mis à jour

Laurent Travers, l’entraîneur des avants du Racing-Metro, explique ce fait de jeu.

On note depuis quelques mois un retour à la mode des touches défensives lancées au-delà des quinze mètres. Pourquoi ?

Sur les touches défensives, la possibilité de lancer au-delà des quinze mètres est étroitement liée au positionnement de l’équipe adverse. Cette mode s’est estompée pour la simple et bonne raison qu’à une époque, pour défendre sur ces phases de jeu et perturber l’adversaire, on plaçait un relayeur en défense au niveau de la ligne des quinze mètres. Or, difficile de lancer à dix-sept ou dix-huit mètres si le relayeur se situe aux quinze mètres, prêt à intervenir… Sauf que, la mode étant passée, ce positionnement des relayeurs a eu tendance à disparaître. On peut à nouveau d’exploiter cette zone. Avant chaque match, on essaie donc d’observer si la défense a tendance à placer ou non un relayeur aux quinze mètres, afin de s’ouvrir, ou non, cette porte de sortie.

Offensivement, ce genre de touche permet également d’exploiter la zone de fracture entre l’alignement et l’ouvreur adverse. Mais comment le rechercher ?

Le gros inconvénient lorsqu’on lance dans cette zone, c’est que dès qu’un joueur passe au-delà des quinze mètres, la touche est terminée et la défense peut monter. En outre, si un joueur sort de l’alignement avant que lancer soit effectué, cela peut se solder par un coup franc contre l’attaque. Du point de vue du règlement, la marge est très étroite. Mais on voit pourtant de plus en plus d’équipes tenter d’exploiter cette zone, tout simplement parce que cela vaut vraiment le coup. Cette zone de fracture de dix mètres entre le fond de l’alignement et le demi d’ouverture est offensivement l’une des plus intéressantes à attaquer, donc si l’on peut y envoyer le ballon directement, il ne faut pas s’en priver. Surtout que si le lancer est bien réalisé, le fond d’alignement permet quasiment de s’assurer la prise de balle, puisqu’il offre de se démarquer complètement de l’adversaire. Les réserves viennent surtout des facteurs extérieurs : si les conditions climatiques ne sont bonnes, si le ballon s’y prête… Propos recueillis par N. Z.

Nicolas Zanardi
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