Le ras-le-bol des Sud-Africains !

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    Le ras-le-bol des Sud-Africains !
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Le directeur général de la fédération sud-africaine, Jurie Roux, ne supporte plus que les autres pays recrutent des jeunes espoirs pour les faire jouer sous un autre maillot national.

Cette fois, les Sud-Africains en ont marre. Le directeur général de la Saru, Jurie Roux, s’est publiquement inquiété de la fuite des jeunes talents à l’étranger. Jusqu’ici, les autorités laissaient couler mais apparemment la cote d’alerte a été atteinte car ce ne sont plus des seconds couteaux qui émigrent mais de jeunes espoirs promis au maillot des Springboks. Lors du lancement de la Varsity Cup à Pretoria, Roux a déclaré : « Oui, c’est inquiétant car les autres nations visent nos sélectionnés dans les catégories de jeunes, des gars sur qui nous comptions pour l’équipe nationale. Heureusement, nous avons changé nos règlements. Désormais, comme second critère de nationalité sportive, nous avons choisi les sélections chez de moins de 20 ans. Depuis 2013, une nation ne peut plus espérer sélectionner un gars qui aura porté le maillot de cette équipe. » La goutte d’eau qui a fait déborder le vase, ce fut le troisième ligne CJ Stander qui, en 2012, quitta les Blue Bulls pour la province irlandaise du Munster. Rien ne l’empêche de jouer à partir de 2015 pour l’équipe d’Irlande en vertu de la loi des trois ans de résidence, cette fameuse règle de l’IRB qui permet aux joueurs ignorés par les grosses nations de défendre un autre drapeau. En Irlande, au Connacht, jouent également l’ailier Gary Poolman et le deuxième ligne Quinn Roux, deux très bons éléments qui avaient fait des apparitions en Super Rugby. Mais ils n’ont pas été sélectionnés chez les moins de 20 ans, ce qui les rend vulnérables aux sirènes extérieures.

Roux a expliqué que la Fédération avait des projets : « Le problème de fond, c’est que nous ne pouvons sélectionner que quarante joueurs grand maximum par saison avec les Springboks. Après, rien n’empêche un joueur jamais sélectionné de partir à l’étranger. Nous sommes en train de réfléchir à des contrats pour environ 150 jeunes joueurs afin de les motiver pour rester au pays. Mais nous n’allons pas non plus nous mettre en faillite pour ça. Nous sommes bien obligés de tenir comptes de la réalité. »

Jérôme Prévot
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