Castres : et maintenant ?

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    Castres : et maintenant ?
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Battu à domicile par Toulouse (9-13) pour la troisième fois de la saison, le vice-champion de France semble aujourd’hui promis à la descente. À moins d’un électrochoc qu’il ne faut pas tarder à activer…

Entre la vie et la mort, ainsi que le présentait avant la rencontre le capitaine Rodrigo Capo Ortega, le CO aurait donc choisi la mort… Défait devant un Stade toulousain solide à défaut d’être franchement inspiré, le vice-champion de France a sombré corps et âme (9-13) sur sa pelouse de Pierre-Antoine. Les larmes qui ont coulé en rivière des yeux de Rémi Lamerat ne trompaient d’ailleurs personne : seule équipe du Top 14 à compter trois revers à domicile, le CO a désormais un pied en Pro D2, lui qui a toujours évolué au plus haut niveau depuis vingt-cinq ans. À neuf journées (pour cinq déplacements) de la fin du championnat, Castres n’a plus vraiment son destin en main, et jouera très gros lors des trois prochaines journées qui le verront successivement affronter Oyonnax, Lyon et Bayonne. Une série infernale, aux faux airs de phases finales pour le maintien, que les tarnais devronta border avec un tout autre état d’esprit. « On n’a pas senti que le CO était une équipe qui jouait un match de la survie, déplorait samedi soir le manager Matthias Rolland. » La faute à un discours qui ne passe plus ? Le président Pierre-Yves Revol, dont le choix d’officialiser la venue de Christophe Urios voilà quelques semaines n’a pas vraiment servi de déclic, va bien devoir se poser la question… Fragilisés par l’annonce de l’arrivée d’Urios, Serge Milhas et David Darricarrère savent qu’ils ne seront plus sur le banc tarnais la saison prochaine. Une faille dans laquelle s’engouffreraient certains joueurs pour ne pas donner le maximum ? C’est en tout cas ce que les supporters pensent à haute voix et ce que les dirigeants se répètent sous le manteau.

Solution interne ?

Le problème ? C’est que trouver un technicien de service à cet instant de la saison n’est pas chose aisée, d’autant que le job offert par le CO ne peut excéder le CDD de quatre mois comme consultant. Ancien pilier du club et actuellement sous contrat avec la Fédération argentine, Mauricio Reggiardo aurait décliné l’offre tandis qu’Alain Gaillard, « prisonnier » de son rôle de président de Tech XV (le syndicat des entraîneurs) ne peut décemment accepter un rôle qui reviendrait à contourner la Convention Collective. Au sein du groupe, de nombreuses voix plaident pour une promotion interne des entraîneurs des espoirs Frédéric Séguier et José Diaz, champions de France 1993. Mais le discours de ces deux hommes du sérail peut-il parvenir à motiver des sportifs professionnels venus d’horizons différents, et surtout tiraillés par les perspectives de nouveaux contrats que pourraient offrir d’éventuelles clauses libératoires en cas de descente ? C’est justement tout ce qui nourrit actuellement la réflexion de Pierre-Yves Revol, qui ne peut pourtant décemment rester sans rien faire. Les deux semaines de trêve devraient s’avérer à ce titre riches en rebondissements…

Nicolas Zanardi
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