Bourges XV attend son heure

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    Bourges XV attend son heure
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Si l’objectif de la montée en Fédérale 2 n’a pas encore été atteint, le club né de la fusion de l’US Berry et du Bourges AC semble désormais en mesure de changer de dimension. Son président, Jacques Boyer, y croit. Mieux, il assume ses ambitions et entend donner le ton.

Le rugby a toujours été très vivant dans la cité de Jacques-Coeur dont le sport leader est maintenant le basket féminin. Le rugby a compté, régulièrement, deux clubs (parfois trois avec l’ASEAB). Un vif antagonisme existait, alors entre l’US Berry, basée à Tavernier et le BAC établi à l’opposé, au stade Jean-Brivot. Les deux clubs ont même évolué au même niveau dans les années 70, en 3e division. Une rivalité qui prit fin en 2007, lorsque les deux clubs décidèrent d’unir leurs forces pour accéder à la fédérale 2. Huit ans plus tard, le club devenu Bourges XV n’a pu quitter la Fédérale 3. Son président, Jacques Boyer s’en explique : «Nous avions décidé de fusionner pour proposer quelque chose de mieux que ce qui existait. Voilà pourquoi la Fédérale 2 nous paraissait indispensable en additionnant les forces des deux clubs qui étaient bien réelles, voire complémentaires. Le projet a pris du retard. Il a fallu d’abord se structurer. Ensuite, cette fusion a eu pour conséquence la création inattendue de deux nouveaux clubs, en périphérie, avec les dissidents. Par ailleurs, le nombre de clubs de Fédérale 2 et 3 a été diminué d’où un resserrement qui a forcément relevé le niveau. Nous avons été aussi contrariés sur le plan matériel. On pensait vite s’installer à Jean-Brivot. Là encore il y a eu un gros imprévu avec des installations qui menaçaient de s’effondrer. Si le terrain synthétique nous rend bien des services, si l’ancien terrain de foot est pratique pour les entraînements, si nous avons le secrétariat, un espace musculation et des salles de convivialité, à Jean-Brivot nous sommes quand même partagés sur deux sites, avec le stade Alfred-Depège. Un club-house est indispensable. Nous allons récupérer, à l’automne prochain une salle de convivialité, à partager. Ce n’est pas si mal. Ensuite, il faudra faire évoluer le budget de 350.000 à 500.000 euros car compte tenu du fait que Bourges n’a qu’une petite antenne universitaire, nous perdons beaucoup de jeunes. Et nous sommes condamnés à recruter, pour hausser le niveau de jeu. Même si tous nos joueurs travaillent et parfois s’installent ici cela coûte forcément cher.» Alors, 2015 sera-t-elle l’année de la montée ? «On croise les doigts. à mi parcours il faut reconnaître qu’il y a eu du chaud et du froid. Nous avons été les seuls à battre le leader, Chartres, mais nous avons aussi perdu, à l’époque, chez un très mal classé. Accéder à l’échelon supérieur implique une montée en puissance régulière. Ce qui n’a pas été le cas l’an passé. Sur le terrain, pour atteindre cet objectif, les joueurs doivent faire preuve de cohésion et respecter les consignes des entraîneurs.» Le message présidentiel est passé. J.B.

L’équipe première a débuté l’année avec de nouveaux maillots offerts par la ville.
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