Cognac y croit

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Publié le , mis à jour

L’US Cognac lutte pour se remettre d’un début de saison difficile. Les Charentais croient en leur potentiel.

L’avenir de Cognac est encore teinté d’incertitudes. L’équipe managée par Pierre Barboteau et coachée par Steeve Nardon et Mathias Mackowiak jouait ce dernier week-end un match d’une importance capitale et dont l’impact psychologique se mesurera dans les semaines qui viennent. L’USC conservera-t-elle sa place en élite amateur ? Nul ne le sait, mais de la structure se dégagent des signes qui militent en faveur du maintien que lui autorise son évolution économique. Il y a deux ans, en Fédérale 2, l’USC affichait un budget de 600 000 €. La saison dernière, l’augmentation a été de 350 000 € et cette année, le budget dépassera le million d’euros. Le président Lilian Tessendier a su recréer une dynamique qui se traduit par le renforcement du réseau de partenaires. « Nous avons une vie de club intense, ajoute le président. La construction est solide sur ses bases. Le gros travail consiste maintenant à faire revenir le public au stade. Faire renaître l’engouement populaire. »

Une marge de manœuvre réduite

Au fil de son expérience, Lilian Tessendier a acquis la conviction que Cognac avait sa place en Fédérale 1. Il prévient que si le club venait à descendre ce serait avec un projet de remontée immédiate. Nous n’en sommes pas encore à ce scénario négatif. « Nous avons un effectif de Fédérale 1 et nous avons les moyens de nous le payer », martèle le président. Avec cependant la particularité de compter 70 % de joueurs pluriactifs et donc stabilisés par un emploi. Ceux-là s’entraînent trois fois par semaine alors que les éléments sous contrat fédéral sont invités à un travail supplémentaire le matin, de 10 heures à midi. Pierre Barboteau ne cache pas que le club a dû s’adapter à cette nouvelle situation en investissant, notamment dans des équipements. Ainsi, la salle de musculation située au stade est libre d’accès à tout moment de la journée. Les conditions d’une réussite sont réunies. Pourtant, les Cognaçais sont toujours menacés.

Plombés par la défaite inaugurale contre Saint-Jean-de-Luz, ils ont désormais une marge de manœuvre très réduite qui n’entame pas le capital confiance du manager Barboteau : « Nous avons quatre matchs à domicile. Aucun n’est facile mais janvier sera très important. Nous ne sommes pas sereins mais notre succès à Saint-Jean-de-Luz nous a apporté un peu de sérénité par rapport à la possibilité de nous maintenir. » Grâce à un recrutement satisfaisant et qui convient mieux à une poule relevée et parsemée de pièges. « Nous avons notre destin entre nos mains, se rassure Pierre Barboteau. Notre place est entre le septième et le neuvième rang, on ne se voyait pas mieux. » D’autant qu’en deux ans, près de 80 % de l’effectif a été renouvelé. Sont aussi arrivés des joueurs qui tirent un collectif vers le haut : Nicolas Gracia, le capitaine Jean-Baptiste Lafite (Périgueux) ou Benjamin Tardy (Pau). Et si le poste de talonneur était dépeuplé à cause de blessures, l’arrivée du Néo-Zélandais Francis Smith a résolu une partie du problème. Pour se maintenir dans une tradition liée au négoce du Cognac dont le mariage avec le rugby a connu ses heures de gloire, un international amateur irlandais, Dan Moore et un Fallois, Aaron Bray poussent dans le pack rouge et blanc. Le temps où les grandes maisons locales de spiritueux accompagnaient le club dans sa quête d’excellence est révolu, ce qui ne signifie pas que l’USC a abdiqué dans sa volonté de s’installer durablement parmi l’élite amateur. G. P.

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