Jake White, Eddie Jones et Warren Gatland : autres exemples

  • Jake White, Eddie Jones et Warren Gatland : autres exemples
    Jake White, Eddie Jones et Warren Gatland : autres exemples
Publié le , mis à jour

À l’étranger

À l’étranger aussi, le poste de talonneur a fourni quelques entraîneurs de renom. Warren Gatland par exemple fut un très bon joueur de niveau international. Seul problème, il était contemporain d’un certain… Sean Fitzpatrick, monument du rugby néo-zélandais. Résultat : Gatland détient une sorte d’anti-record. Il a joué 17 fois pour les All Blacks sans connaître de sélection officielle. À l’époque, les équipes nationales faisaient des tournées où elles affrontaient des sélections provinciales et Gatland fut un abonné de ces matchs du mercredi. Ceci lui a donné sans doute la motivation pour s’imposer au niveau international en tant que coach de l’Irlande, puis du pays de Galles.

White, un talonneur de niveau scolaire

Un autre entraîneur réputé a joué « enfermé dans la cage ». L’Australien Eddie Jones, révélé par les résultats des Brumbies des années 1998-2001 puis propulsé à la tête des Wallabies, puis des Springboks comme adjoint de… Jake White. Il entraîne actuellement le Japon après avoir aussi dirigé les Saracens. Joueur, il fut un bon rugbyman provincial, capable de faire des matchs pour le New South Wales mais nettement barré au niveau national. Il fut même supplanté dans sa propre province par un jeunot nommé Phil Kearns. Pour avoir le droit d’affronter les Lions en tournée, Eddie Jones dut attendre la convocation du New South Wales B. Il arrêta sa carrière à moins de 30 ans pour se consacrer sur une carrière de technicien.

Jake White foula aussi les terrains avec un maillot frappé du numéro 2. Mais ils sont très peu à s’en souvenir vraiment. Sa carrière se limita à de modestes compétitions scolaires sous le maillot de la Jeppe High School for Boys. Il commença sa carrière de technicien au même endroit avant de gravir patiemment les échelons des sélections de jeunes jusqu’aux moins de 20 ans nationaux et les Springboks. Il est la preuve vivante qu’on peut devenir champion du monde sans avoir jamais connu le haut niveau crampons aux pieds.

Jérôme Prévot
Voir les commentaires
Réagir

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?