Floirac se relance

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    Floirac se relance
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Le club de la rive droite bordelaise a survécu à plusieurs saisons agitées. En 2014-2015, sa relance était attendue, elle est plus rapide que prévu.

Les murs du club-house ont été repeints en rouge et or. Le décor a été modifié. Autant de signes ostensibles d’un changement qui n’apparaît en vraie grandeur qu’au travers de l’atmosphère qui règne sous le toit de la maison floiracaise. Le club de la rive droite bordelaise réanimé par son trio de présidents : Pascal Roger, Nicolas Guyamier, Jean-Michel Forillière, son manager Christophe Adam et son armée de bénévoles, revit les ambiances joyeuses amicales et familiales qui furent sa marque de fabrique. Le capitaine Thomas Grimaldi arrivé au CMF il y a quatre ans en provenance de Lormont est un témoin heureux de cette métamorphose : « Ces trois dernières années, beaucoup de joueurs nous avaient quittés dans la chute de la Fédérale 2 à l’Honneur et nous avions perdu le sourire. Un noyau dur et solidaire s’est mis en tête de sauver le club, de nouveaux coachs ont redonné un élan et les sourires sont revenus. »

L’ambition de la Fédérale 3

Relation de causes à effets, les résultats ont porté le CMF au sommet de la redoutable poule Honneur de Côte d’Argent. À l’horizon, le leader entrevoit un grand bonheur, mais les tourments des épisodes précédents ont appris aux Floiracais à faire preuve de prudence et d’humilité. En vérité, l’objectif était fixé à deux ans, l’accélération est expliquée par le coprésident Pascal Roger : « Nous avons senti des frémissements dès le début de la saison et une homogénéité s’est créée, qui s’est transformée en une entité sportive performante. On a donc pu envisager un objectif plus rapide mais nous ne sommes qu’à mi-saison et on se doit de garder une certaine sérénité tout en ayant beaucoup d’envie. Nous voulons reconquérir le terrain perdu. On se sentait en deçà de ce que nous avions envie, mais aussi de ce que nous étions capables de faire. Cela remet un peu les choses à niveau. Le projet, c’est la Fédérale 3, et si nous sentons que notre dynamique peut nous porter un peu plus haut, on se donnera les moyens d’atteindre la Fédérale 2 qui est un niveau qui nous correspond assez bien. »

Les propos du docteur Roger sont tenus sans emballement, ils sont réfléchis et se veulent être un message de motivation à caractère très positif. Les Présidents insistent aussi beaucoup sur le rôle essentiel tenu par les deux entraîneurs. La présence de Fabrice Nivard à Floirac pourrait paraître étrange, il s’en explique : « Lormont c’est mon club de cœur depuis vingt-cinq ans, celui dans lequel j’ai toujours joué ou entraîné. Après six ans auprès des seniors et l’aboutissement d’une montée en Fédérale 1, j’avais besoin de vivre autre chose, d’une autre source de motivation. Avec Alex (Péres) nous avons voulu vivre une nouvelle aventure ensemble à Floirac, le club de cœur d’Alex. Nous restons des compétiteurs, beaucoup de gens ont été surpris de nous voir passer de la Fédérale 1 à l’honneur mais pour nous cela n’avait pas d’importance. L’important c’est de construire quelque chose de cohérent et d’humain, de redonner une dynamique. » La vérité sortant toujours du terrain, le jugement d’Alex Péres a valeur d’expertise : « Nous avons été surpris par le sérieux et le potentiel du groupe. On s’est adapté mais les joueurs sont techniquement capables, avec moins de vitesse et de précision, de faire ce que nous réalisions en Fédérale 1. Et nous sommes plus proches dans la gestion humaine. » En 2018, un pont reliera Bordeaux à Floirac, une raison de plus d’embellir la vitrine. G. P.

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