Villaplana au service de Servian-Boujan

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    Villaplana au service de Servian-Boujan
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À l’AS biterroise, il a fait preuve d’une étonnante fidélité comme joueur. Désormais, Christophe Villaplana communique sa passion au club de Servian-Boujan.

C’est un joueur que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître. Et pourtant, l’imposante stature du deuxième ligne biterrois Christophe Villaplana n’est pas passée inaperçue lors de la décennie 80 et 90 et à l’entame du siècle dernier. Certes, il n’a jamais eu l’occasion de revêtir une tunique bleue mais il reste à jamais l’homme d’un seul club. À Béziers, il est le joueur le plus fidèle à la grande ASBH. «Tout petit, j’ai été nourri à la mamelle biterroise. J’ai le souvenir des finales des années 80, le retour avec le Bouclier sur les allées Paul-Riquet. à l’époque, l’ASB c’était quelque chose. Naturellement, mon père m’a inscrit à l’école de rugby à l’âge de 8 ans.» Et c’est à 42 ans, au printemps 2010, qu’il a livré son dernier match officiel avec la réserve de Fédérale 1 au soir d’une défaite en quart de finale face à Saint-Jean-de-Luz. Entre-temps, il s’est confectionné une belle carte de visite, empochant au passage le titre national en minimes en 1983, le Gaudermen en 1985, le Reichel en 1986, le Pro D2 en 2000 et, dans cette palette aux souvenirs, la descente en Groupe B en 1994 fut l’épisode le moins glorieux de sa carrière.

Très attaché aux rapports humains

Désormais, c’est à Servian-Boujan que l’ancien deuxième ligne de devoir cultive sa passion ovale en tant qu’entraîneur du groupe senior. Cette immersion au sein de la compétition régionale et d’une pratique 100 % amateur n’est pas faite pour lui déplaire. « En tant que joueur, j’ai toujours refusé à avoir un statut professionnel, j’ai préféré être pluriactif en conservant mon travail à la mairie de Béziers. Je reconnais aussi que le rugby m’a énormément apporté. à l’âge de 17 ans, j’étais orphelin. Pour me construire, la pratique du rugby de haut niveau a été un élément déterminant. J’y ai rencontré des gens extraordinaires. Pour ma part, je suis très attaché aux rapports humains. à Servian, quand le président, Marc Santa, qui est un ami, m’a demandé il y a deux ans de leur donner un coup de main, je n’ai pas hésité et je ne regrette vraiment pas. L’ambiance est merveilleuse. C’est un club qui a une âme.»

Et pour alimenter un peu plus, la passion de Christophe, ce dernier a la chance de coacher son fils Benjamin qui, jusqu’à l’âge de 15 ans, exerçait ses talents de footballeur. Une raison supplémentaire pour respirer à pleins poumons cette saison 2015 pleine d’avenir.

Didier Navarre
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