Tavaux-Damparis veut franchir le pas

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    Tavaux-Damparis veut franchir le pas
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Après avoir échoué aux portes de la Fédérale 2 à trois reprises en quatre ans, le club franc-comtois veut gravir un échelon, avec un nouveau staff.

Par Sébastien FIATTE

Depuis la relégation de Pontarlier au printemps dernier, il n’y a plus de clubs franc-comtois en Fédérale 2. L’élite du rugby régional évolue au niveau inférieur, où il fait bonne figure. Tavaux-Damparis et Pontarlier, qui s’affronteront le 16 novembre dans le Jura, trustent les deux premières places de la poule 14. Pour les Tavellois, c’est devenu une habitude. Depuis cinq saisons, ils sont toujours placés pour la montée mais jamais vainqueurs.

Au printemps dernier, Meyzieu, futur finaliste, a composté son billet. Pour repartir de l’avant, Tavaux-Damparis a fait confiance à un nouveau staff. Après une décennie de bons et loyaux services, Didier Dejean a pris du recul et s’occupe maintenant de l’équipe réserve. Christophe Vojetta a rejoint Le Creusot. Pour les remplacer, le club a donné sa confiance à deux entraîneurs bien connus dans la région : Alexandre Farina (avants), en provenance de Pontarlier, et Karim Chahid (trois-quarts), passé par Besançon, qui n’hésitent pas à mettre encore le short quand le besoin se fait sentir. « Je joue à dose homéopathique quand certains jeunes ont besoin d’être rassurés, explique le premier, agréablement surpris depuis son arrivée. J’étais en fin de cycle à Pontarlier. J’avais des a priori sur Tavaux-Damparis et l’équipe ne correspond vraiment pas à l’image que je m’en faisais. Mais c’est un club familial, super sympa. »

Restructuration

L’ancien Parisien n’est pas arrivé en terrain inconnu. Au gré de ses pérégrinations, il avait déjà eu l’occasion de rencontrer plus de la moitié de l’effectif. Malgré la déception printanière, les joueurs ont su repartir de l’avant. « J’ai repris qui a le moral, assure Alexandre Farina. Il y a un autre discours également. C’est plus facile de rebondir avec un nouveau staff, de changer des habitudes. Il n’y a pas de continuité, au sens négatif. Mais les ambitions et les objectifs restent les mêmes. »

Éliminés trois fois lors des quatre dernières saisons, lors du match couperet, les Jurassiens veulent franchir le pas cette année. Mais ils mesurent la difficulté de la tâche sur le terrain, et en dehors. « Au début, la Fédérale 2 était l’objectif des coachs et des joueurs, reconnaît le président, Didier Jeanneaux. Au comité directeur, on n’était ni pour ni contre. Maintenant, on fait tout pour accéder au niveau supérieur. On ne peut pas refuser aux joueurs de monter si la situation se présente. Ils en ont un peu marre de tenir la tête un bon moment et d’échouer. »

En coulisses, le club poursuit sa structuration. Longtemps en difficulté en jeunes, il dispose cette saison de deux équipes en nom propre en moins de 16 ans et moins de 18 ans. Des vestiaires flambant neufs sont à disposition des équipes depuis la reprise. Prévue contre Pontarlier, leur inauguration devrait toutefois encore attendre. Il resterait enfin à tenir le choc au niveau supérieur. « On avisera quand on y sera, tranche le président, qui ne veut pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué. Il faudra trouver des sponsors, faire des efforts. »

La meilleure manière d’y arriver est encore de gagner.

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