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    Rillieux-la-Pape est à bonne école
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Fédérale 3

Rillieux-la-Pape est à bonne école

Le club rhône-alpin souhaite mettre un peu plus l’accent sur la formation pour s’installer durablement.

Par Sébastien FIATTE

Rillieux-la-Pape a vécu une belle année 2015. Champion Honneur du Lyonnais, le club a gagné au printemps 2014 le droit de retrouver la Fédérale 3. Depuis, il fait honneur à sa promotion. Avec vingt-deux points, il pointe à la cinquième place de sa poule à huit points de la quatrième place et à huit points de la neuvième place. Le dernier match de l’année 2014, joué à Givors, n’a pas terni le bilan, malgré les six essais et les quarante-six points encaissés. Il faut dire que le promu a tenu la dragée haute à une équipe reléguée de Fédérale 2, en inscrivant trois essais (23-46) et s’attirant les louanges de son adversaire. « On n’a pas démérité là-bas, reconnaît le coentraîneur, avec Bernard Bouisset, Stéphane Michot, satisfait du parcours de son équipe. Honnêtement, on ne pensait pas avoir vingt-deux points à Noël à l’annonce de la poule. On pensait que ça serait compliqué mais on savait que le groupe pouvait rivaliser. »

Il reste maintenant à confirmer et éviter le coup de barre qui frappe parfois les promus partis au sprint. Sur ce point, l’encadrement se veut positif, les saisons en Honneur ont endurci les jeunes du club et les recrues arrivées à l’intersaison ont amené leur expérience. «Je ne suis pas inquiet par rapport à l’état d’esprit des joueurs, juge l’entraîneur. De toute façon, nous sommes là pour leur remettre les pieds sur terre.» Le principal challenge des Rilliards réside dans leur capacité à s’installer durablement à ce niveau. Descendus en Honneur en 2008, ils ont fait un aller-retour entre 2009 et 2011. Il ne faudrait pas renouveler la mauvaise expérience. «Il faut se structurer, plaide Stéphane Michot. Le club n’a pas de salle de muscu ni de préparateur physique. On fonctionne encore à l’ancienne. Est-ce que le club est prêt à passer un cap ? On y travaille.»

Interrogation sur l’avenir

Arrivé en 2011, le président Camille Mariat a amené de la sérénité dans un club parfois marqué par des divergences internes. Si, à l’instar de ses entraîneurs, il s’interroge sur son avenir, il aimerait poursuivre l’aventure, aider le club à passer un cap, sans sacrifier ce qui fait sa richesse et constituera les fondations de son avenir : ses jeunes. «Je suis très fier de ce que font les joueurs, insiste-t-il. Je ne suis pas éternel et cela pourrait être bien qu’un nouveau président vienne et dynamise le club. Je souhaite toutefois proposer un projet, voir s’il sera suivi. Je donnerai ma réponse mi-février.» Une chose est sûre, son projet devrait porter sur la formation, un mot fort pour l’ancien responsable de l’école de rugby du club. «Je voudrais encore renforcer la formation pour fournir notre équipe senior. Il faut apprendre et former autrement, mettre plus de rigueur, dès l’école de rugby.»

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