Sexton, OK ou KO ?

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    Sexton, OK ou KO ?
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De retour après trois mois d’absence pour commotions cérébrales à répétition, le meneur de jeu irlandais est attendu pour peser de tout son poids sur la partie. Un mal ou bien pour les Bleus ?

Par Nicolas ZANARDI

Alors que le XV de France avait pris depuis plus d’une décennie l’habitude d’affronter l’inamovible tandem O’Driscoll-D’Arcy (aligné 56 fois, un record mondial), c’est à un nouveau duo qu’il sera confronté samedi avec la paire Robbie Henshaw-Jared Payne. Une paire que « découvrira » également Jonathan Sexton, l’ouvreur irlandais ne comptant qu’une seule sélection commune avec les deux hommes, qui les vit d’ailleurs dompter rien moins que l’Afrique du Sud (29-15) au mois de novembre dernier. Une petite semaine avant le choc reçu par Sexton devant l’Australie le 22 novembre (victoire 26-23) pour ce qui demeure son dernier match cette saison. En effet, les trois KO subis par Sexton cette saison lui ont, en vertu du protocole commotion respecté à la lettre par le Racing-Metro, valu trois mois d’arrêt. Pas de chance pour les Bleus, la date de son retour tombe ce samedi, la blessure subie par Paddy Jackson à Toulon conjuguée à la piètre performance de Ian Keatley à Rome ayant suffi à convaincre Joe Schmidt de modifier son plan initial, qui consistait à n’offrir à Sexton qu’une petite demi-heure de jeu.

PSA : « Il faudra peut-être le tester »

Un retour qui va évidemment peser de tout son poids sur le sort du match. Parce que Sexton est évidemment le maître d’œuvre de l’équipe irlandaise, celui qui maîtrise les moindres rouages du jeu des Verts, et par qui ce dernier prend sens. Chef d’attaque, leader, buteur, Sexton a énormément manqué à l’Irlande le week-end dernier à Rome, et devrait forcément apporter une plus-value à son équipe. Une mauvaise nouvelle pour les Bleus, donc ? Pas si sûr que ça… En effet, les trois commotions subies récemment vont nécessairement créer un doute, voire une appréhension dans l’esprit de Sexton, dans laquelle les Bleus auront tout intérêt à s’engouffrer. « Il faudra peut-être le tester », soufflait PSA le mercredi 11 février au matin. Autrement dit et en termes plus triviaux, lui envoyer pleine poire les 118 kg de Mathieu Bastareaud, histoire de vérifier par l’expérience si les neurochirurgiens n’auraient pas mieux fait de retarder d’une semaine la date du retour de l’ouvreur irlandais… D’autant qu’en cas de logique resserrement autour de son numéro 10, la défense verte ouvrirait logiquement des espaces au large dont Fofana, Thomas ou Spedding pourraient faire leur miel, à la seule condition de transmissions de bonne qualité. Aux Bleus de jouer.

Nicolas Zanardi
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