Veillée d’armes en Irlande

  • Veillée d’armes en Irlande
    Veillée d’armes en Irlande
Publié le / Mis à jour le

Après une victoire poussive en Écosse, les Bleus iront en Irlande chercher une victoire probante et marquante pour lancer leur Tournoi 2015 et faire taire les critiques à quelques mois de la Coupe du monde.

Quand il s’agit de l’Irlande, c’est souvent la France qui gagne à la fin. En 93 confrontations entre les deux équipes, les Bleus se sont imposés 56 fois. Ils n’ont plus perdu à Dublin depuis 2009, enchaînant deux victoires, en 2011, et un match nul en 2013. On se souvient, aussi, de ces seize ans sans défaite, entre 1984 et 2000 (rappelez-vous, cette victoire irlandaise au Stade de France avec les trois essais d’un jeune premier nommé… Brian O’Driscoll !), marqué seulement par un nul en 1985.

Mais ça, c’était avant. Le capitaine Thierry Dusautoir dresse le tableau : « La France est venue gagner ici de nombreuses fois, mais on sait que c’est de plus en plus difficile. Et, compte tenu de l’état de forme actuelle de cette équipe irlandaise qui a remporté le dernier Tournoi et qui reste sur de très bons tests automnaux, s’imposer serait un exploit. »

L’impatience du staff

Un test grandeur nature pour des Bleus un peu verts le week-end dernier face à l’Écosse, et qui sont en quête de confiance. Surtout de confiance. Pour retrouver des certitudes, les Français se replongent dans leurs habitudes. Arrivés ce vendredi dans la matinée, ils ont rejoint leur demeure dublinoise, le sublime Merrion Hotel, et ont pris leurs quartiers avant d’effectuer un captain’s run arrosé à l’Aviva Stadium en fin d’après-midi. La pluie qui baigne la capitale pourrait, peut-être, les amener à revoir leurs plans…

Dernière veillée d’armes irlandaise pour ce groupe qui n’a jamais baissé pavillon en Irlande sous l’ère Saint-André. Et drôle d’atmosphère, entre grosse pression et sourires de circonstance. « Ce sera un match difficile, à l’extérieur, contre une très grande nation, que l’on dit favorite, résume le coach des avants, Yannick Bru. Ce pourrait être un match charnière dans l’histoire de notre groupe. Tout le staff est impatient de voir le comportement des 23 joueurs demain. » Nous aussi… Parce qu’au-delà d’un match du Tournoi, il s’agira aussi de la dernière répétition entre les deux équipes avant qu’elles ne se retrouvent en phase de poule de Coupe du monde.

Emilie Dudon
Voir les commentaires
Réagir