Raynaud : « Notre jeu est plus attrayant »

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    Raynaud : « Notre jeu est plus attrayant »
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Depuis le début de la saison, Aubenas-Vals impressionne au sein de la poule la plus relevée de la Fédérale 1, la poule 2. Manager du club, Marc Raynaud n’y est sûrement pas pour rien. Rencontre.

Vous êtes au club d’Aubenas-Vals en tant que manager général depuis 2012, quel premier bilan faites-vous ?

Je trouve qu’on a assez bien structuré l’équipe. On est monté en puissance depuis 2012, on a amené plus de rigueur et ce qu’il fallait pour se maintenir en Fédérale 1.

Votre jeu, vous le qualifieriez comment ?

C’est assez complexe de qualifier notre jeu… Le club d’Aubenas-Vals a une réputation de jeu d’avants. Mais, cette année, on a voulu apporter plus d’incertitude dans notre jeu. Nos trois-quarts sont présents et ils peuvent faire la différence. Avec le staff et les dirigeants, on a recruté des trois-quarts plus percutants qui ont amené une réelle plus-value. Notre jeu est aujourd’hui devenu plus attrayant.

La saison dernière, vous avez perdu contre Montauban, en quart de finale de la Fédérale 1, avez-vous des regrets ?

On a vu que l’équipe de Montauban était assez complète. En jouant contre eux, on a montré à tout le club que la route était assez longue pour satisfaire nos ambitions. On a vu qu’il fallait chaque année continuer à progresser et à se structurer. C’est ce qu’on a essayé de faire cette année avec notre recrutement notamment. Cette année, on vise à aller un peu plus haut.

Vous pensez qu’avec un autre tirage, vous auriez pu aller plus loin dans la compétition ?

Je ne sais pas si on aurait pu aller plus loin. Mais bon, on a vécu une aventure extraordinaire. J’ai tout fait pour qu’on joue contre Montauban car je ne voulais pas qu’on aille trop vite. Je ne voulais pas qu’on monte en n’étant pas encore prêt. On a pu voir le bon exemple de Montauban, que je connais assez par ailleurs, qui essayait de remonter depuis quatre ans. Mais eux, ils avaient tout pour réussir et c’est ce qu’ils ont fait.

Vous êtes dans une poule très relevée. Sur le papier, vous n’êtes que le huitième budget dans celle-ci et pourtant vous faites fière allure au classement. Quelle est votre recette ?

C’est vrai que c’est une poule très dense. En effet, dans ce groupe de dix équipes, il y en a huit qui aspirent aux phases finales. C’est pourquoi tous les week-ends, on doit être présents. Heureusement, on a un groupe assez conséquent pour pouvoir faire tourner à des postes et arriver frais aux phases finales. Dans d’autres poules, c’est vrai qu’il y a plus de facilités. Néanmoins, je pense qu’on fait ce qu’il faut pour pouvoir jouer les phases finales.

Avec le staff et les dirigeants, on a recruté des trois-quarts plus percutants qui ont amené une réelle plus-value. Notre jeu est aujourd’hui devenu plus attrayant.

Mais comment faites-vous pour lutter ?

Je pense qu’on a la chance de bien recruter. On vise bien les garçons qu’on souhaite faire venir dans l’équipe, qui sont dans l’état d’esprit du club. Également, on est plutôt épargnés par les blessures. Je pense aussi que l’amalgame du staff fait qu’on a aujourd’hui un super groupe qui démontre qu’on peut rivaliser avec les plus gros budgets.

Quels sont vos objectifs pour cette saison ?

Le premier objectif est bien entendu d’atteindre les phases finales. Et après, on a envie bien sûr de faire mieux que l’année dernière. Chaque année, on structure le club avec le président pour pouvoir améliorer le groupe, le club, les structures, etc. On pourra ensuite être plus ambitieux quand on aura un budget comme celui de Montauban l’année dernière, pour que quand on monte, on puisse se maintenir en Pro D2.

Vous pensez pouvoir être prêt dans combien d’années ?

C’est compliqué… Sportivement, à tout moment, la montée est envisageable, après ce sont les structures qui ne suivent pas. On travaille dur pour avoir un stade qui ressemble à quelque chose avec les normes que la Fédération demande, également vis-à-vis de nos supporters et partenaires.

À titre personnel, entraîner un club plus prestigieux représente-t-il un objectif pour vous ?

Quand j’étais Montauban, oui peut-être, ça pouvait être un objectif. Mais quand je vois le rugby d’aujourd’hui, c’est déjà bien d’avoir un poste, ici, à Aubenas-Vals. Je suis très bien dans ce club, tout se passe bien. Après, bien sûr, quand on est ambitieux, on veut toujours progresser. On peut aspirer à devenir manager dans une équipe à un niveau plus élevé, mais c’est vrai que c’est assez difficile. C’est aussi une question de chance… Propos recueillis par G. C.

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