Graulhet change de staff pour assurer son sauvetage

  • Graulhet change de staff pour assurer son sauvetage
    Graulhet change de staff pour assurer son sauvetage
Publié le , mis à jour

Renaud Gély, le coentraîneur du Sporting, a décidé de jeter l’éponge et de présenter sa démission au président David Gau mardi 17 février. C’est Franck Maréchal, jusqu’alors capitaine courage, qui va tenter de créer l’électrochoc en se muant entraîneur des avants.

Renaud Gély est donc la première victime de la saison noire des Graulhétois. Peut-être un mal pour un bien. La situation sportive du SCG, qui pointe à l’avant-dernière place de la poule 4 de Fédérale à quatre matchs du terme de la phase régulière, nécessite un électrochoc. Bien conscient de la situation très embarrassante de son club, l’entraîneur des avants graulhétois a choisi de prendre du recul par rapport au terrain à l’issue de la défaite à Mauléon, dimanche dernier, dans l’espoir de sonner la révolte. Une décision aussitôt approuvée par son président et ami, David Gau. « Face à Mauléon, le match est très bien maîtrisé. Nous perdons parce que les consignes ne sont pas appliquées, explique le président tarnais. Les joueurs ne mettent pas en cause l’homme mais ses choix techniques et tactiques n’étaient plus suivis. »

Viscéralement attaché au club tarnais, (venu de Verfeil, l’homme a passé vingt-cinq ans en Rouge et Noir), le technicien ne s’en éloigne pas trop et continuera d’apporter ses compétences au poste d’analyste vidéo. Son compère de toujours, Benoît Bellot, avec qui il était associé sur le banc depuis huit ans, a dans un premier temps voulu le suivre mais conserve finalement ses prérogatives. C’est l’expérimenté troisième ligne aile et capitaine du Sporting Franck Maréchal, ancien joueur de haut niveau ayant porté les couleurs d’Albi, Castres, Grenoble ou Mont-de-Marsan, qui remplace Renaud Gély auprès des avants, dans un rôle de capitaine-joueur-entraîneur. Il sera secondé par Christian Delfaut, actuel manager, qui se concentrera plus en profondeur sur les choses du pack et qui officiera sur le banc pendant que Maréchal sera sur le terrain le dimanche. L’intérim des deux hommes devrait durer au moins jusqu’à la fin de la saison. « Je ne sais pas si nous avons fait le bon choix, tance David Gau. C’est la première fois que je tente un tel coup de poker. Je ne suis pas devin. »

Une équation difficile à résoudre

L’objectif du club est clair. Il faut sauver ce qui peut l’être. Il reste quatre matchs aux Tarnais pour accrocher le maintien en laissant derrière Lannemezan et en doublant Agde et/ou Mauléon, qui pointent tous deux quatre unités devant Graulhet. Les cas d’égalité avec les concurrents directs n’étant pas favorables aux Tarnais, nul besoin d’être maître ès mathématiques pour comprendre la difficulté de l’équation qui se pose face à eux : sur les quatre derniers matchs, il faudra gagner au moins trois fois pour espérer rester au sein de l’élite amateur la saison prochaine. Las, le calendrier s’annonce copieux, avec la réception de Valence-d’Agen dès ce week-end, puis le déplacement à Lannemezan et Oloron avant la réception du cador auscitain pour le dernier match de la saison à Noël-Pélissou. Pour le dernier match de Graulhet en Fédérale 1 ? Les joueurs, auprès desquels « le message de Gély ne passait plus » et principaux déclencheurs du choix du technicien, sont désormais face à leurs responsabilités. Le président conclut : « Franck Maréchal remplit pleinement ses fonctions. Mais un chef d’orchestre peut être excellent, si les musiciens ne suivent pas, la musique jouée ne sera pas bonne. J’attends une révolte de la part des joueurs. Nous leur avons donné toutes les clés. La balle est dans leur camp. » Dont acte. D. B.

midi olympique
Voir les commentaires
Réagir

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?