Les délocalisations qui font perdre le nord

  • Les délocalisations qui font perdre le nord
    Les délocalisations qui font perdre le nord
Publié le , mis à jour

Le club de Massy a annoncé que sa confrontation face à Colomiers sera délocalisée au stade Robert-Bobin de Bondoufle dans l’Essonne le samedi 7 mars à 18 h 30. Une enceinte méconnue de 18 550 places qui avait déjà notamment accueilli un entraînement délocalisé de l’équipe de France le 14 février 2007. Alors que Massy n’a pas encore assuré son maintien, cette décision est-elle opportune ? Top 5 des délocalisations ratées.

1. Perpignan - Toulon à Barcelone en 2014

Avant dernière journée du Top 14. Ce 19 avril 2014, Perpignan est dans l’obligation de gagner pour espérer sauver sa peau dans l’élite du rugby français. Cette rencontre, face aux champions d’Europe toulonnais est programmée depuis de long mois au stade Montjuic de Barcelone, à deux petites heures de route du stade Aimé-Giral. Dans une situtation similaire la saison précédente, l’Usap avait choisi d’annuler sa réservation au stade olympique de Barcelone pour recevoir Toulouse dans son antre habituelle. Cette fois-ci, la fête est maintenue de l’autre côté des Pyrénées et Perpignan s’incline face à Toulon (31-46). La descente en Pro D2 est officielle lors de la journée suivante.

2. Racing-Metro - Saracens en 2014

Avant de disputer les deux dernières journées de la phase de poule de Coupe d’Europe, le Racing-Metro peut croire en ses chances de qualifications. Mieux, le club francilien peut prendre la tête de sa poule lors de la réception des Saracens. Une rencontre qui peut devenir historique pour le club qui n’a jamais dépassé la phase de poule dans cette compétition, disputée à… Nantes. Les hommes de Laurent Travers et Laurent Labit s’inclinent face aux futurs finalistes de l’épreuve sur le score de 28 à 37 et gâchent leur espoir de qualification.

3. Stade français - Ulster en 2009

Max Guazzini, qui n’est jamais à court d’idées pour promouvoir son équipe et le rugby, décide de délocaliser la rencontre de Coupe d’Europe face aux Irlandais de l’Ulster à Bruxelles au stade Roi Baudouin. Malheureusement, alors que les baraques à frites sont déjà chaudes aux alentours de l’enceinte sportive ce samedi 19 décembre 2009, le thermomètre indique moins 7 degrés. La pelouse est complètement gelée et les arbitres indiquent que la rencontre ne peut pas se tenir. Une belle gaufre pour les Parisiens contraints de trouver un plan de repli en express. Direction Paris et Jean-Bouin complètement enneigé mais pas gelé pour un coup d’envoi prévu à 15 heures le lendemain. Les joueurs parisiens sont réquisitionnés le matin pour enlever la couche blanche à grands coups de pelles. Heureusement, l’histoire se termine bien tout du moins sportivement avec un succès 29 à 16.

4. Bordeaux - Agen en 2009

Jeune président dans le monde professionnel, le président de l’Union Bordeaux-Bègles organise la première délocalisation de son club à Chaban-Delmas le 11 octobre 2009. Un grand coup car son équipe évolue alors en Pro D2, un championnat qui souffre alors d’une mauvaise image et du néant médiatique. C’est la première fois qu’une rencontre de Pro D2 est organisée dans une enceinte de plus de 30 000 places (hors phase finale) et vingt mille personnes ont répondu présentes. En revanche, la réussite n’est pas au rendez-vous sur le plan sportif. Les Girondins s’inclinent sur le score sans appel de 15 à 29.

5. Agen et les délocalisations fantômes

Il en a rêvé plus d’une fois. Depuis sa prise de pouvoir au SUALG, le président Alain Tingaud a toujours eu envie d’aller voir ailleurs si la pelouse était mieux taillée qu’à Armandie. En 2010, il organise d’ailleurs une conférence de presse pour annoncer la réception du Stade toulousain au stade Chaban-Delmas de Bordeaux. Une délocalisation finalement abandonnée pour… bons résultats. En effet, le SUALG vient de battre La Rochelle et le Racing-Metro et le club ne souhaite « pas briser cette dynamique », selon son président pugnace qui veut remettre le couvert en 2012. Il annonce vouloir jouer un match de championnat à Nantes. Mieux, le SUALG recevra deux rencontres de championnat à La Beaujoire durant la même saison. Le premier rendez-vous est programmé au 22 décembre face à Toulon. Aux dernières nouvelles, Alain Tingaud n’a toujours pas réussi à délocaliser un match de son SUA.

Nicolas Augot
Voir les commentaires
Réagir

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?