Halfpenny : « Je me suis inspiré de Wilkinson »

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    Halfpenny : « Je me suis inspiré de Wilkinson »
Publié le , mis à jour

Recrue phare du RCT, l’arrière gallois nous a accordé un entretien très intime au cours duquel il évoque l’importance de ses racines et où il dévoile tout le chemin parcouru pour devenir une star du jeu.

Propos recueillis par Jérôme FREDON, envoyé spécial

jerome.fredon@midi-olympique.fr

À l’âge de 18 ans, vous étiez éconduit par le responsable du centre de formation des Ospreys. Avez-vous beaucoup souffert de ce refus ?

J’étais totalement dévasté. J’ai même cru que je ne parviendrai jamais à devenir rugbyman professionnel… Puis une nouvelle porte s’est ouverte lorsque les Cardiff Blues m’ont contacté. J’ai donc rejoint leur centre.

Ce rejet vous a-t-il aidé à devenir l’un des tout meilleurs joueurs de la planète ?

Cela n’a fait qu’accroître encore plus ma motivation. Les responsables du centre de formation des Ospreys pensaient que mon gabarit modeste ne permettrait pas de faire carrière à haut niveau. Je voulais prouver qu’on s’était trompé sur mon compte. J’ai dû bosser comme un fou pour y arriver et compenser ce déficit. J’ai notamment effectué un gros travail en musculation pour gagner en puissance et sauter plus haut que les joueurs baraqués sous les chandelles.

Votre parcours est de nature à donner de l’espoir aux jeunes joueurs qui ambitionnent une carrière professionnelle mais qui, comme vous, ne disposent pas au départ d’un grand gabarit…

Les gamins ont toujours besoin de modèle. Les miens s’appelaient Jonny Wilkinson mais également Shane Williams. Je prends volontiers la relève. Shane a prouvé que la taille importe peu. En plus d’être un joueur phénoménal, il était surtout un bourreau de travail. Quand tu n’es pas grand ni puissant, il faut trouver d’autres moyens pour battre les joueurs costauds. Shane a énormément bossé pour améliorer sa vitesse et son agilité. Il avait aussi une technique individuelle au-dessus de la moyenne. Il faut croire en sa bonne étoile. Le travail finit toujours par porter ses fruits. Shane fait aujourd’hui partie des légendes galloises de ce jeu.

Pourquoi portez-vous en permanence un casque de protection ?

C’est à cause d’un chou-fleur sur l’oreille droite…

Ce genre de déformation est rarissime chez les trois-quarts ! Comment avez-vous fait pour vous blesser ?

Sur un plaquage lors d’un match du Tournoi des 6 Nations des moins de 20 ans face à la France. J’avais été sacrément secoué sur l’action. Le match suivant, j’avais mis un casque pour me protéger. J’ai bien essayé de jouer sans une ou deux fois mais je me suis senti très mal à l’aise. Depuis, je ne l’ai plus jamais quitté.

Vous l’enlevez néanmoins pour buter…

Comme tout buteur, j’ai ma propre routine. J’aime reproduire jusqu’au moindre détail en match ce que je fais à l’entraînement. Comme je ne porte jamais de casque à l’entraînement, je l’enlève avant de tenter un coup de pied.

Après le drame qui a touché votre ancien coéquipier à Cardiff Owen Williams (le trois-quarts centre international de 22 ans s’est gravement blessé aux cervicales à l’occasion du Tournoi à 10 de Singapour en juin dernier), pensez-vous que le rugby soit devenu un sport dangereux ?

Ce qui est arrivé à Owen est vraiment dramatique. C’était un immense espoir de notre pays. L’ensemble de la famille du rugby gallois est derrière lui. J’espère lui rendre visite lors de mon prochain retour au pays. Personne n’est jamais à l’abri de ce genre de mésaventure. Son tragique accident permet de relativiser et prendre du recul sur les choses. Finalement, le rugby ne reste qu’un jeu. Il y a pire dans la vie que de perdre des matchs ou cirer un banc de touche…

Avez-vous déjà ressenti de la peur sur un terrain de rugby ?

Face à l’Australie, en novembre 2012, j’étais sorti sur civière. Sur le moment, j’ai ressenti comme un engourdissement dans le cou et l’épaule gauche. J’étais inquiet car je ne savais pas ce que c’était. Mais finalement, j’ai eu plus de peur que de mal. Le rugby peut parfois s’avérer dangereux.

Vous arrivez à Toulon. On croit néanmoins savoir que le fait de laisser vos repères derrière vous est une épreuve.

Depuis ma plus tendre enfance, je n’ai jamais quitté mon village de Gorseinon. C’est là que je suis le plus heureux. Je suis très proche de mes parents. Je les voyais très souvent car ma maison se trouvait près de la leur. Quand je jouais pour Cardiff, je faisais quotidiennement le trajet entre le centre d’entraînement des Blues et mon domicile. Ce n’était qu’à trente-cinq minutes par l’autoroute. Bon, Toulon ne se trouve qu’à heure et demie de vol de chez moi… Et avec les moyens de technologie modernes comme Skype, je peux voir mes parents et échanger régulièrement avec eux. Mes parents et mes amis ont d’ailleurs déjà prévu de me rendre visite une fois que la saison aura démarré. En fait, j’ai l’impression de me retrouver dans la peau d’un étudiant Erasmus !

On mesure l’importance de vos racines. Quelle a été votre réaction le jour où votre club formateur vous a annoncé qu’il vous dédierait une salle entière ?

Je l’ai accepté sur le champ car je ne pouvais pas recevoir de plus bel honneur. Gorseinon compte énormément pour moi. J’ai donc été très touché par ce geste. Les dirigeants du club n’ont jamais cessé de me soutenir. Ils l’ont ouvert cette salle au moment de la tournée des Lions britanniques et irlandais en Australie.

Étiez-vous gêné par tant d’honneur ?

Je ne suis pas du genre à courir après la gloire. Mes amis m’ont un peu chambré à ce propos. Mais un tel privilège ne se refuse pas. J’ai offert à mon club un maillot du pays de Galles, mes deux tuniques des Lions pour les tournées 2009 et 2013. Mais également le chandail de Drew Mitchell que j’avais échangé avec lui à l’occasion du match face aux Waratahs. Je compte bientôt ajouter à la collection la tunique du RCT. Comme avec l’âge, mon grand-père peut moins m’accompagner, c’est désormais mon père qui a désormais pris le relais quand je vais m’entraîner à Gorseinon. Quand je ne jouais pas avec les Blues, le dimanche, j’allais voir jouer mes copains d’enfance avec mon père et mon grand-père. C’est l’occasion de se donner des nouvelles et de se remémorer des souvenirs…

Quelle importance votre grand-père Malcom a-t-il revêtu dans l’accomplissement de votre carrière ?

Mon papy m’a transmis le virus pour ce sport. Il a joué talonneur dans l’équipe de la Royal Air Force au côté de l’ancien sélectionneur du pays de Galles et des Lions, Clive Rowlands. Il venait me récupérer après l’école pour m’amener au terrain d’entraînement parfaire mon jeu au pied. Il a toujours cru en moi et m’a poussé à bosser dur. Il n’a eu de cesse de me répéter que tout ce travail de fourmi porterait un jour ses fruits. J’ai débuté un entraînement intensif à ses côtés, quand j’avais 11 ans. Sans lui, mais aussi le reste de ma famille, je ne serai très certainement pas là à répondre à vos questions.

Est-ce lui qui vous a encouragé à devenir buteur ?

Quand, plus jeune, je suis passé au grand terrain, mon équipe avait besoin d’un buteur. À cette époque, je jouais également au foot. J’occupais le poste de milieu axial. J’aimais bien évidemment Ryan Giggs qui était le meilleur joueur gallois. Mais mon idole s’était plutôt Roy Keane. Voilà comment je suis devenu buteur. Au départ, ça n’a pas été une franche réussite… Je ratais tout le temps la cible. Mais j’avais la volonté de m’améliorer.

Vouliez-vous déjà à l’époque embrasser une carrière de joueur professionnel ?

Mon cœur balançait entre le foot et le rugby. Ce n’est que vers l’âge de 15 ans, que je me suis décidé pour le rugby. Je me suis alors entraîné beaucoup plus sérieusement.

Est-il vrai qu’à cause de vous, votre club de Gorseinon a dû investir dans un filet de protection ?

(rires). Quand le club-house a été construit, un filet a été mis juste derrière les poteaux. Avant cela, je n’avais pas voulu changer mes habitudes et je continuais à botter du même endroit. Alors, le ballon tombait soit sur les tuiles, soit il passait au-dessus du toit pour s’écraser sur les voitures garées sur le parking de derrière ! Les propriétaires de voiture étaient furieux car je laissais mon empreinte sur leurs capots. Ce filet de protection a donc été installé pour que je ne fasse plus de dégâts… Avec mon grand-père, nous avions mis en place un stratagème pour limiter au maximum les nuisances. Il me disait de reculer afin que le ballon ne passe plus au-dessus du toit. Il était obligé de m’attendre dans le patio du club. Avant de taper, je criais pour le prévenir. Il me renvoyait ensuite les ballons au pied.

Est-ce donc là le secret de votre talent de buteur longue distance ?

Je ne m’en suis pas rendu compte à l’époque. Comme les filets n’étaient pas suffisamment hauts, j’étais en permanence obligé de reculer. À force de faire marche arrière, j’ai fini par taper depuis mon propre camp !

Gorseinon occupe une place tellement spéciale dans votre cœur qu’avant de tenter un coup de pied important, vous fermez les yeux pour visualiser votre terrain d’enfance…

Ce petit rituel m’aide surtout à faire retomber la pression. Je ferme brièvement mes yeux durant une à deux secondes et je me revois sur mon terrain d’enfance. En procédant ainsi, je me mets dans ma bulle. J’oublie le bruit de la foule et me concentre pleinement sur mon objectif. J’ai mis en place cette routine pour m’aider gérer le stress quand j’avais 15 ou 16 ans.

Qui vous a conseillé cette démarche ?

En fait, je tire ça de Jonny Wilkinson. J’ai pris exemple sur lui gamin car il était le meilleur. Pour m’inspirer de sa technique, je m’étais acheté tous ses livres et ses DVDs. Au fil de mes lectures, j’ai appris comment il se servait de l’imagerie mentale pour mieux buter.

Et de quelle image se servait-il pour buter ?

Il imaginait un supporter assis en tribune buvant une canette. Puis, il s’imaginait visant cette canette pour la faire sauter des mains du spectateur.

La pénalité décisive que vous avez manquée lors de la demi-finale du Mondial 2011 perdue par le pays de Galles contre la France a-t-elle constitué le pire moment de votre carrière ?

J’ai eu au bout du pied l’occasion de qualifier les Diables rouges pour la finale. Être passé à travers m’a rendu malade. Gamin, je rêvais de me voir confier une telle responsabilité. Pour me motiver à l’entraînement, mon grand-père passait son temps à me dire ce « coup de pied était celui qui permettait au pays de Galles de remporter la Coupe du monde ». Des pénalités comme celle là, j’en ai réussi des centaines à l’entraînement…

Cet échec vous a-t-il déprimé ?

J’ai mis vraiment beaucoup de temps à digérer cette faillite. Si j’avais passé ce coup de pied, les Diables rouges seraient peut-être devenus champions du monde… Cet échec a constitué un véritable tournant dans ma carrière. Je ne souhaite à personne de vivre des moments aussi épouvantables. Je me réveillais en sursaut la nuit en me demandant comment j’aurais pu faire pour réussir cette satanée pénalité. Depuis ce jour maudit, je me suis fait la promesse de ne plus jamais me retrouver dans ce genre de situation. J’ai mis les bouchées doubles aux entraînements. Être le botteur en chef constitue une énorme pression. Mais je considère cette fonction plus comme un privilège. Une chance extraordinaire de pouvoir faire gagner son équipe. Et, à l’occasion du match du Tournoi 2012 face à l’Irlande, j’ai pu enfin exorciser mes vieux démons.

Désormais, vous êtes entraîné par Jonny Wilkinson…

Je me sens honoré de pouvoir succéder à Jonny comme buteur attitré du RCT ! Je vois cela comme un joli clin d’œil du destin car Jonny était mon idole d’enfance. C’est aussi une charge immense. Mais je suis un homme de défis.

Peut-il encore aider à améliorer votre technique de buteur, alors que vous êtes vous-même devenu un modèle du genre ?

Même si je me suis beaucoup inspiré de lui quand j’étais gosse, mon style est aujourd’hui totalement différent du sien. J’ai encore conservé quelques trucs qui me viennent de Jonny. Pour le reste, je me suis forgé au fil des ans ma propre technique au contact de Neil Jenkins. L’entraîneur des buteurs gallois a eu une énorme influence dans ma carrière. Je travaille à ses côtés depuis que j’ai 16 ans. Il m’a énormément fait progresser en adaptant ma technique. C’est un véritable privilège d’être entraîné par deux des plus grands buteurs de l’histoire de ce jeu.

Demanderez-vous à Jonny de dédicacer vos livres et vos DVDs d’enfance ?

(grand éclat de rire) Je me sentirais vraiment gêné de lui demander ! Même si j’ai beaucoup étudié et décortiqué son geste quand j’étais petit, je reste persuadé de pouvoir apprendre de nouvelles choses à ses côtés. Son vécu au plus haut niveau vaut tous les trésors du monde. J’ai hâte de pouvoir échanger avec lui mon expérience et mon ressenti.

Toulon est la meilleure équipe européenne de ces deux dernières saisons. Je veux tout gagner avec ce groupe. Le meilleur moyen de marquer l’histoire ? Devenir le premier club en Europe à remporter trois titres continentaux de rang. Le RCT, c’est le Real Madrid du rugby.

Il paraît que vous aviez poussé le mimétisme avec Wilkinson jusqu’à vous entraîner le jour de Noël…

Une fois encore, j’ai lu que les meilleurs buteurs s’entraînaient le jour de Noël. Si je voulais moi aussi faire partie des tous meilleurs, il fallait donc que m’astreigne à ce régime. Qu’il vente, qu’il pleuve ou qu’il neige, j’effectue cette séance chaque année. Je bute le matin puis je profite du repas de Noël et du reste de la journée avec mes proches. Et puis, une fois que tu deviens pro, tu joues toujours le lendemain de Noël. Ce que nous appelons le Boxing Day. Il n’y a donc aucune raison de m’entraîner différemment des autres jours.

Comme Wilkinson, vous êtes considéré comme un bourreau de travail. Alors que tous vos partenaires chez les Lions profitaient de leur jour de repos pour faire du ski nautique à Noosa avant le dernier test face à l’Australie, vous répétiez inlassablement vos gammes de buteur…

En loupant la pénalité de la gagne dans les arrêts de jeu à Melbourne, je n’avais pas saisi l’occasion de remporter ce second test face aux Wallabies. Dans mon malheur, j’ai eu la chance de me voir offrir une nouvelle opportunité une semaine plus tard à Sydney. En rugby, tu bénéficies rarement de seconde chance. Encore moins sept jours après… Mes coéquipiers ont été géniaux avec moi car je me sentais vraiment très mal. Ils m’ont dit : « Ne t’inquiètes pas. Nous aurons leur peau la semaine suivante. Il m’a fallu néanmoins quelques jours pour récupérer mentalement ».

Est-ce votre côté anxieux qui vous pousse à vous réfugiez dans le travail ?

Je vois chaque jour comme une opportunité de m’améliorer. J’essaye donc de tirer le maximum de chaque journée. Je veux quitter le terrain d’entraînement avec le sentiment du devoir accompli.

Êtes-vous constamment en quête de la perfection ?

Ma mère pense que je travaille trop et que je devrais parfois lever le pied ! Mais je déteste laisser les choses au hasard. Je hais plus que tout au monde manquer une pénalité à l’entraînement. La répétition d’un geste m’aide à bien me sentir dans ma peau. Je pars du principe que, dans la vie, on peut en permanence s’améliorer.

Quelle serait à vos yeux le coup de pied parfait ?

(rires) Peu importe si un but se trouve sur la ligne des 22 mètres en face des perches ! Le plus important, c’est que les gens s’en souviennent. Pour marquer les esprits, il faut que ce soit un coup de pied décisif. Une pénalité offrant un troisième titre de champion d’Europe au RCT ! Ou alors un but permettant au pays de Galles de remporter la Coupe du monde…

Quelles sont les raisons qui vous ont convaincu d’accepter le challenge toulonnais ?

J’avais besoin de changer de décor. En plus de rejoindre un groupe d’immenses champions venus du monde entier, Toulon m’offre aussi l’opportunité de voir autre chose. Jusqu’à maintenant, je n’avais jamais vécu loin de mes proches. A 24 ans, il me faut voler de mes propres ailes. Quand le RCT m’a approché, je ne pouvais pas rester de marbre. Toulon est la meilleure équipe européenne de ces deux dernières saisons. Je veux tout gagner avec ce groupe. Le meilleur moyen de marquer l’histoire ? Devenir le premier club en Europe à remporter trois titres continentaux de rang. Le RCT, c’est le Real Madrid du rugby.

Sentez-vous chez vos partenaires le désir de marquer l’histoire ?

Le palmarès du club parle de lui-même…

Comment appréhendez-vous la concurrence de Delon Armitage et Drew Mitchell au poste d’arrière ?

Je n’arrive pas en terrain conquis car ce sont deux très grands joueurs. Mais cette concurrence permanente sera profitable à l’ensemble de l’équipe. J’espère aussi m’enrichir à leur contact.

Contrairement à Cardiff, et à un certain degré au pays de Galles où vous étiez le jouer majeur de l’équipe, vous faites partie à Toulon d’une constellation de stars. Vous voilà redevenu simple soldat ?

La machine s’est complètement emballée après la tournée des Lions britanniques et irlandais en Australie. Toute cette médiatisation, c’était dément ! Après tout, je n’avais fait que remplir mon devoir. Je suis quelqu’un de très réservé dans la vie. M’éloigner de tout ce tohu-bohu médiatique devrait m’aider à me concentrer plus sur moi-même et mon rugby…

Avez-vous regardé des vidéos de célébration du doublé dans les rues de Toulon ?

C’était complètement fou ! J’ai rarement vu un tel déchaînement de passion et de fureur collective, même au pays de Galles. Et pourtant, croyez-moi les supporters gallois sont loin d’être des calmes (rires). La première chose que j’ai faite à mon arrivée, c’est de promener dans Toulon pour prendre le pouls de cette cité. Il ne m’a pas fallu beaucoup de temps pour me rendre compte à quel point cette ville est dingue de rugby. Toute cette ferveur me donne l’eau à la bouche. J’ai affronté Toulon à trois reprises en Coupe d’Europe et Challenge avec Cardiff. Je n’ai jamais connu de plus belle ambiance au niveau club qu’en jouant sur les terres toulonnaises. Cela fait tout drôle à côté des matchs de Ligue celte où l’ambiance est plutôt confinée… L’introduction des phases finales a donné un coup de fouet à cette compétition mais on est encore très loin de la passion générée par le Top 14.

Que vous a dit Gethin Jenkins, l’ancien pilier gallois du RCT ?

Même si, d’un point de vue sportif, Gethin ne s’est pas imposé, il garde d’excellents souvenirs de son passage à Toulon. Il a été marqué par l’atmosphère volcanique du stade Mayol, mais surtout par le groupe de joueurs. Une équipe de seigneurs. Il m’a dit de foncer sans hésiter.

Comment avez-vous occupé votre temps pendant cette longue convalescence ?

Cette blessure a été un mal pour bien. Après trois saisons quasi non-stop, elle a permis à mon corps de souffler et j’ai pu me changer les idées. J’en ai profité pour partir une semaine en amoureux à Dubaï avant d’entamer ma rééducation. J’ai fait une surprise à ma petite amie pour son anniversaire. Elle a adoré !

Jérôme Fredon
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