Très surprenants doublons

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    Très surprenants doublons
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La période actuelle de tests internationaux est propice aux résultats surprise. Focus sur ces matchs qui ont déjoué les pronostics.

Racing-Metro - Mont-de-Marsan (16-17, 10 novembre 2012)

Quand le Stade montois, lanterne rouge, se présente en ce 10 novembre 2012 sur la pelouse du stade Yves-du-Manoir, la victoire paraît improbable. Certes, le Racing-Metro reste sur quatre revers de rang. Certes, Szarzewski et Machenaud manquent à l’appel, retenus par le XV de France. Mais en dix journées, le promu landais n’a pas décroché la moindre victoire. Barkley place d’ailleurs les Franciliens sur la voie d’un succès attendu (13-6 à la pause). Mais en deuxième période, le cours de l’histoire s’inverse : indisciplinés et brouillons, les hommes de Gonzalo Quesada autorisent les Montois à rêver. Un essai de Lucu et et un drop-goal de Vignau-Tuquet, à quatre minutes, achèvent les Ciel et Blanc et offrent aux Landais un rayon de soleil inespéré dans la grisaille de leur saison.

Montpellier - Castres (16-20, 23 novembre 2013)

Au petit jeu du doublon, les Montpelliérains apparaissent les moins pénalisés en ce samedi de novembre 2013. Seuls Mas et Ouedraogo manquent à l’appel dans les rangs héraultais quand Castres doit composer sans Forestier, Claassen, Tales et Dulin. Pourtant, contre toute attente, les Tarnais parviennent à décrocher au stade Yves-du-Manoir leur premier et seul succès de la saison à l’extérieur en phase régulière. Au terme d’une partie très tactique, Geoffrey Palis, auteur de tous les points de sa formation, inscrit l’essai de la victoire et de sa révélation en Top 14.

Toulouse - Montpellier (12-15, 8 février 2014)

Cette rencontre de la 18e journée du Top 14 édition 2013-2014 ne restera pas dans les annales par son contenu, loin de là. Son final a en revanche marqué les esprits. Sur une ultime mêlée introduction Montpellier, les Héraultais s’offrent la pénalité de la gagne, transformée des 45 mètres par Benoît Paillaugue à la sirène. Alors invaincus et même impressionnants à Ernest-Wallon, les Haut-Garonnais, orphelins de Dusautoir, Maestri, Doussain ou encore Huget, s’inclinent petitement à la maison. Et se retrouvent provisoirement éjectés de la zone des qualifiables.

Montpellier - Brive (3-25, 27 novembre 2009)

Douche froide sur les bords de la Méditerranée en cette fin de novembre 2009. La veille du tristement célèbre France - Nouvelle-Zélande de Marseille, le stade Yves-du-Manoir de Montpellier connaît une soirée noire. Après quatre revers consécutifs, les Héraultais, privés de Ouedraogo et Trinh-Duc, s’inclinent à la surprise générale et dans les grandes largeurs face à de surprenants Corréziens, propulsés par un Alexis Palisson de gala, auteur de deux essais. Mené 5 à 0 à la mi-temps, le MHR craque littéralement en seconde période.

Stade français - Toulon (18-22, 27 novembre 2009)

Dix-huit joueurs vous manquent et tout est dépeuplé. En cette 14e journée du championnat, le Stade français doit composer avec une seule moitié de son effectif, l’autre moitié étant retenue à l’infirmerie ou en sélections. Mourad Boudjellal avoue avoir « commis un hold-up » au terme de cette victoire arrachée 18 à 22. « Les doublons doivent cesser, cela devient ridicule, vraiment ridicule de jouer sans les internationaux », déplore de son côté Max Guazzini. À Jean-Bouin, Jonny Wilkinson convertit au pied la domination de ses avants. Julien Arias se voit refuser un essai à la sirène. Quand rien ne sourit…

Vincent Bissonnet
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