Le précédent 2011 : quand Lièvremont avait lâché ses joueurs...

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Il y a quatre ans, après la première défaite française face à l’Italie en match officiel, Marc Lièvremont avait lâché ses joueurs et promit que certains ne reviendraient pas. Comme Saint-André dimanche…

L’histoire retiendra que les événements ont coïncidé avec l’accident nucléaire de Fukushima au Japon et du tsunami qui en a suivi. Le 12 mars 2011, le XV de France avait aussi vécu son tsunami au stade Flaminio de Rome. Pour la première fois, il s’est incliné face à l’Italie dans une compétition officielle (21-22). Plus qu’un raz-de-marée, un désastre à seulement cinq mois et demi de la Coupe du monde en Nouvelle-Zélande. Pire encore, c’était l’avant-dernier rendez-vous pour les Bleus avant sa préparation… Et c’est en cela que cette catastrophe se rapproche de l’humiliation subie par les hommes de Philippe Saint-André samedi au Stade de France. Car à l’époque, Marc Lièvremoint était, lui aussi, sorti de ses gonds et procédé à la grande lessive. Dans l’après-match, il avait déjà durement attaqué ses joueurs en conférence de presse. Avant d’en remettre une couche le lendemain, même à froid : « Je m’étais engagé les yeux dans les yeux par rapport à un certain nombre d’entre eux sur leur participation certaine ou quasi certaine à la Coupe du monde et tout ça est remis en question […] Toutes les cartes sont redistribuées, certains ne reviendront pas. »

Cinq joueurs avaient payé

In fine, ils ont été cinq à payer les pots cassés de ce cataclysme italien : Sylvain Marconnet, Jérôme Thion, Sébastien Chabal, Yannick Jauzion et Clément Poitrenaud. Et comme promis par Lièvremont, aucun de ceux-là n’a vu la Nouvelle-Zélande. Malgré un parcours chaotique au Mondial, raison a été donnée à l’ancien sélectionneur puisqu’il a réussi à hisser son groupe jusqu’en finale. Saint-André s’est-il servi de l’exemple de son prédécesseur ? Peut-être. Toujours est-il que le ton employé dimanche matin devant la presse rappelait celui de Lièvremont quatre ans plus tôt. Morceaux choisis : « S’il y en a qui trouvent que c’est trop dur le haut niveau, qu’ils m’appellent. Nous n’avons pas besoin de starlettes. Dans le groupe actuel, il y en a entre dix et quinze qui ne verront pas le Mondial. » En clair, et comme il l’a promis, certains jouent leur tête sur les deux derniers matchs du Tournoi. Ou quand l’histoire se répète…

Jérémy Fadat
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