Parisse incertain

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Le numéro 8 du Stade français n’a pas joué en Top 14 samedi. Il y avait encore un doute sur sa participation au test de dimanche. Retour sur le parcours d’un phénomène.

En début de semaine dernière, il a quitté l’entraînement du Stade français à cause d’une douleur au mollet droit. Puis il a déclaré forfait pour le match des Parisiens à Bordeaux. Personne ne lui en a voulu, car peu de joueurs sont aussi indispensables que lui à leur sélection. C’est bien simple, en Italie on pense que Sergio Parisse serait le seul joueur de l’équipe nationale qui pourrait évoluer dans n’importe quelle autre sélection du monde, même chez les All Blacks.

Depuis ses débuts en juin 2002, (à 18 ans, chose rare pour un numéro 8) il n’a manqué les rendez-vous internationaux que sur blessure. C’est arrivé pour le Tournoi 2003, les tests de l’automne 2004 et le Tournoi 2010 après une grosse blessure à un genou. À 31 ans, il compte la bagatelle de 111 sélections et il était bien sûr titulaire pour les deux victoires historiques des Azzuri sur les Bleus en 2011 et 2013. Les Italiens ne s’imaginent pas réussir la passe de trois sans lui. Le staff médical s’est mobilisé à fond pour résorber les liaisons qui le handicapent.

Pas de dépendance

Interrogé lundi midi, Jacques Brunel ne s’est pas montré spécialement inquiet à son sujet. : « Il est actuellement aux soins, il semblait aller un peu mieux… » a-t-il laconiquement répondu. Il est probable que les Italiens laissent planer le doute une partie de la semaine car l’idée d’affronter une Italie sans son phénix serait de nature à donner le moral à une équipe aussi maladive que les Bleus de 2015. Ceci dit, il ne faut pas non plus verser dans le cliché de l’homme providentiel. Sans lui, l’Italie a quand même réussi à battre l’Écosse en 2010, en 2004, elle avait battu le Canada, les États-Unis et le Japon sur son terrain. En 2003, elle avait aussi battu le pays de Galles. Mais les statistiques sont impuissantes à mesurer son impact sur le niveau de jeu de l’Italie : son activité, sa technique et sa constance sont uniques dans la péninsule.

« Nous n’avons aucun intérêt à ce qu’il y ait une dépendance à la présence de Sergio Parisse, même s’il est très important pour nous. Nous préférons avoir un effectif complet afin d’être dangereux sur un maximum de points et à d’autres endroits sur le terrain. Après, c’est notre capitaine. Il a une vraie réflexion sur le jeu et une aura certaine sur ses partenaires », a poursuivi Jacques Brunel.

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