Mola juge la colonne vertébrale tricolore

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    Mola juge la colonne vertébrale tricolore
Publié le , mis à jour

Est-ce que la France s’est trouvé une colonne vertébrale en vue du Mondial ? C’est une des grandes interrogations qui subsistent au terme de ce Tournoi 2015. Quelques confirmations, plusieurs révélations et encore trop de confusions. Bilan, poste par poste, avec l’ancien international Ugo Mola, manager d’Albi.

Talonneur : Guirado, la valeur sûre

S’il est un joueur qui a profité du Tournoi pour s’imposer, c’est bien Guilhem Guirado. L’ancien éternel numéro 3 au poste de talonneur, derrière Benjamin Kayser et Dimitri Szarzewski, s’est mué en titulaire. « Il est sur sa lancée de sa saison à Toulon, affirme Mola. Il est incontournable au RCT. Il l’est devenu en équipe de France. » Débarqué sur la rade l’été dernier, l’ex-Perpignanais a pris une nouvelle dimension sous les ordres de Bernard Laporte. Une garantie pour le staff des Bleus. « Il a toujours été un garçon dynamique, actif et puissant, souligne Mola. Mais il a encore progressé en conquête et, surtout, j’ai l’impression qu’il assume désormais son statut de leader sur le terrain. » Nouveau caractère et nouvel homme. Guirado paraît installé.

Numéro 8 : trois hommes et un couffin

Il y a encore quelques mois, prononcer le nom de Loann Goujon parmi les prétendants au Mondial semblait une hérésie. Et en deux matchs, par son activité et sa justesse, il a marqué des points. « Il a été étonnant », reconnaît Mola. Assez pour s’affirmer troisième ligne centre des Bleus en Angleterre ? Difficile à dire, surtout que Damien Chouly et Louis Picamoles peuvent apporter certaines certitudes. « Dans le domaine aérien, Chouly n’a que peu d’équivalents. Et la puissance de Picamoles, dans une rencontre plus fermée, peut débloquer de nombreuses situations. Elle peut le rendre incontournable. C’est un poste sur lequel personne ne s’est véritablement dégagé. » Et c’est tout le problème.

Numéro 9 : Parra, au nom du caractère ?

Influent dans la vie de groupe, quand Thierry Dusautoir se cherchait des lieutenants, Sébastien Tillous-Borde a soigné sa place chez les Bleus. Mais sur le terrain, il est apparu plus irrégulier. « C’est un garçon appliqué, comme il le prouve à Toulon, qui respecte parfaitement les schémas de jeu », note Mola. Mais qui n’apporte peut-être pas la différence attendue, au contraire de Rory Kockott et Morgan Parra. « Au nom du caractère et de l’expérience, je donnerais une longueur d’avance à Parra, assure Mola. On peut lui trouver des limites mais ce garçon possède quelque chose de spécial. Il est capable de transcender un groupe, une équipe, un paquet d’avants. » Avantage au Clermontois.

Ouvreur : pas d’homme providentiel

Voilà un poste sur lequel le Tournoi a apporté son lot de flou. Le XV de France ne semble toujours pas posséder d’ouvreur installé. Après Trinh-Duc, Michalak, Tales, ni Camille Lopez ni Jules Plisson ne se sont affirmés. D’où le dilemme… « Plutôt que de réfléchir en termes d’hommes, qui ont tous des qualités différentes, et à défaut de dégager un homme providentiel, il faut peut-être le faire en termes de cohérence et de continuité, glisse Mola. À ce titre, il ne me semble pas incongru de maintenir les ouvreurs en place. Lopez et Plisson ont besoin de constance et de confiance. » Mais attention quand même à Trinh-Duc, qui revient de blessure. « Il a un mois pour prouver et tenter de mettre tout le monde d’accord », sourit Mola.

Arrières : Spedding et Dulin en duo

Indéniablement, Scott Spedding a gagné du crédit lors du dernier match du Tournoi en Angleterre. « Je le connais bien pour l’avoir eu sous mes ordres à Brive et par sa personnalité et sa force de travail, Scott est un régal pour tout entraîneur », avoue Mola. Pour autant, impossible d’enterrer Brice Dulin. « J’aime beaucoup ce garçon, ses qualités d’attaquant, poursuit Mola. Il revenait de blessure pour ce Tournoi et il faut être mesuré dans le jugement le concernant. On peut au contraire de servir de compter ces deux arrières de talent, qui possèdent des profils de relanceur, pour les responsabiliser. » En gros, ce sera l’un ou l’autre, voire l’un puis l’autre.

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