Ugo Monye : londonien cœur fidèle

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    Ugo Monye : londonien cœur fidèle
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L’ancien ailier de l’équipe d’Angleterre n’aura porté qu’un seul maillot en club, celui des Harlequins. Il vient d’annoncer la fin de sa carrière.

Sa déclaration nous a fait franchement chaud au cœur : « Le truc dont je suis le plus fier, c’est d’avoir été l’homme d’un seul club. » Le trois-quarts aile Ugo Monye vient d’annoncer qu’il raccrocherait les crampons en juin, à seulement 31 ans. Cette flèche à la peau d’ébène n’aura porté qu’un seul maillot, en effet, celui des Harlequins durant treize saisons à partir de 2002, soit un total de 230 matchs. Il a aussi porté la tunique de l’équipe d’Angleterre à quatorze reprises (2008-2012) et même celle des Lions lors de la tournée en Afrique du Sud en 2009, il marqua un essai crucial lors du troisième test victorieux à Johannesbourg.

Pas de Coupe du monde

Ces dernières années, sa pointe de vitesse s’était un peu émoussée, c’est vrai et il a vu une nouvelle génération de Londoniens arriver à maturité. Mais avec lui, les Quins ont gagné quatre trophées majeurs : champions en 2012, vainqueurs du Challenge européen 2004 et 2011 et vainqueurs de la Coupe anglo-galloise en 2013. Il aura manqué à Ugo Monye le plaisir de jouer une Coupe du monde pour que sa carrière soit vraiment remplie, il a manqué celle de 2011 à cause d’une blessure à un genou. Il aurait pu briller en athlétisme car il fut l’un des meilleurs sprinteurs scolaires de sa génération. Lycée il avait fréquenté le même établissement que Jonny Wilkinson, son aîné de quatre ans. On garde quelques flashs de sa carrière, ses seize essais en championnat marqués l’année où les Harlequins étaient descendus en D2. Il volait alors littéralement au-dessus de ses adversaires. Il marqua aussi un essai sur un exploit individuel lors de son deux-centième match avec les Harlequins en H Cup contre le Connacht (2013), salué comme un héros par son public avec des banderoles à son nom. Conor O’Shea, le manageur des Harlequins lui a rendu hommage : « Deux moments me restent en mémoire : d’abord la fois où il a refusé les offres d’un club français qui lui proposait de multiplier son salaire par deux pour rester dans le club de son cœur ; puis la façon dont, contre toute attente, il s’est remis en quatre semaines d’une sérieuse blessure aux adducteurs pour être rétabli juste à temps pour notre finale de championnat en 2012 contre Leicester. Il a joué les quatre-vingts minutes en étant très bon. »

Jérôme Prévot
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