Les relégations surprises

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    Les relégations surprises
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En concédant sa treizième défaite de la saison (autant que l’Aviron bayonnais et le CO) sur la pelouse de Castres, l’Union Bordeaux-Bègles n’est toujours pas assurée de jouer en Top 14 la saison prochaine. Si une relégation paraît improbable, l’histoire nous rappelle qu’il faut toujours se méfier des mauvaises surprises !

Par Nicolas AUGOT

Grenoble poussé en barrage en 2001

Non relégable pendant toute la saison et encore dans les clous lors de l’avant-dernière journée, le FC Grenoble devait pourtant disputer un barrage du maintien devant Pau (en raison de la réduction de l’élite de 20 à 16 clubs) en raison de plusieurs concours de circonstances. Avec, en premier lieu, une transformation bizarrement manquée à la dernière minute par Gérald Merceron à Dax, qui permettait à l’USD d’assurer son maintien… Puis face à Pau dans un match « à la vie à la mort », dans un match étouffant disputé à Béziers, ce fut la débandade. Emmené jusqu’aux prolongations par la Section, le FCG craquait nerveusement (33-21) face à des Palois plus expérimentés et joueurs, à l’image d’un Bomati auteur de deux essais ou d’un Aucagne en état de grâce (23 points).

Bourgoin handicapé en 2011

Ce fut un long, terrible et douloureux calvaire. Au terme de la saison 2010-2011, les Berjalliens ont terminé l’exercice avec six maigres points, soit le total le plus faible depuis l’instauration de la poule unique, à vingt-sept longueurs du treizième. Vrai cauchemar pour les Isérois qui, en plus d’être largués sportivement, se sont vus retirer cinq points au classement à cause d’un déficit prévisionnel d’un million et demi d’euros. Pour assainir les caisses, ils avaient même dû se séparer en cours de saison de certains de leurs meilleurs éléments, à savoir Tulou, Tian ou Nadolo. Et sur les vingt-six journées, le CSBJ se sera tout simplement incliné à vingt-quatre reprises, pour deux petites victoires.

Agen s’écroule en 2007

Cinquième du précédent exercice, le SUALG réalise un bon début de saison notamment sur la scène européenne en s’imposant à deux reprises face à Gloucester. En Top 14, le club semble se stabiliser dans le ventre mou du championnat et passe de nombreuses journées à la huitième place, position occupée avant la réception de Narbonne comptant pour la 21e journée. Les Audois s’imposent à Armandie 26 à 19 et plongent le SUALG dans le doute. Les Lot-et-Garonnais ne gagneront plus un match et s’écrouleront à domicile lors de la dernière journée face au Stade français malgré le renfort d’Henry Broncan venu prêté mains fortes. Jamais relégables pendant la saison, ils tombent dans la zone rouge après un revers 47 à 0 à Toulouse lors de l’avant-dernière journée. Le SUALG a perdu cinq places en cinq journées.

Perpignan oublie de batailler en 2014

De l’Europe à la relégation, du Munster à Massy… C’est ce qui a vécu l’Usap la saison passée. En quelques mois, les Catalans de Marc Delpoux, ambitieux à souhait aussi bien dans le jeu que dans leurs objectifs initiaux, ont plongé du paradis à l’enfer. Qualifiés en H Cup, ils se sont ainsi épuisés sur les deux tableaux et, à force de blessures, d’absences en périodes internationales et de manque de remise en question suffisante, n’ont pu éviter le drame. À quatre journées de la fin, Perpignan semblait pourtant en pole pour le maintien mais, pour n’avoir pas su se mettre en « mode survie » à temps, le champion de France 2009 a sombré. Pour la première fois de son histoire en Pro D2.

Colomiers la double peine en 2004

Sauvé sportivement à la dernière journée en 2003, le club de Colomiers finaliste du championnat en 2000 connaît une saison 2003-2004 catastrophique aussi bien sur le terrain qu’en coulisses. Le repreneur Éric Bénac, arrivé comme le sauveur l’été précédent alors que le club haut-garonnais connaît déjà quelques difficultés financières, n’arrive pas à redresser la situation. Au contraire. Rapidement les salaires ont du mal à être versés. La veille de la dernière journée de championnat, alors que Colomiers n’a pas réussi à obtenir son maintien sur le terrain, la sanction tombe : la DNACG inflige aussi une relégation administrative. L’USC passe directement du Top 16 à la Fédérale 1. C’est une première dans l’histoire du rugby professionnel français.

Nicolas Augot
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