Biarritz, le raté de trop

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    Biarritz, le raté de trop
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Incapables de conserver leur victoire bonifiée dans la confrontation face aux Dacquois, les Biarrots échouent aux portes des phases finales. Ils ne peuvent s’en prendre qu’à eux-mêmes.

À la 62e minute, le BO tenait son bonus offensif et sa qualification pour les demies. Après l’essai de Levi sur une pénaltouche, le troisième inscrit en un quart d’heure, il venait enfin de reprendre les commandes du match et s’envolait vers son rêve. Trois minutes plus tard, il le laissait échapper sur une erreur d’inattention et un essai de Pic derrière sa mêlée. Puis Le Bourhis, entré pour pallier la faillite des buteurs (trois échecs pour Lucu, un pour Morath), inscrivait dans la foulée le tout premier drop de la saison du BO, qui lui redonnait espoir. Avant qu’une faute des Biarrots dans un ruck à la dernière minute, dans leurs 22 mètres face aux poteaux, ne ruine définitivement leurs espérances. Ce rêve, le BO n’aura fait que l’effleurer, à Dax pour ce dernier match comme tout au long de la saison. Suivant le scénario bien rodé d’une équipe qui s’effondre en plein match, y compris dans la victoire, alors que tout semble aller pour le mieux.

Un paradoxe que les Biarrots eux-mêmes peinent à expliquer. À l’image de Charles Gimenez : « On a eu du mal à rentrer dans ce championnat qui, je pense, est négatif au niveau du rugby. Il y a beaucoup de mauvais gestes et on a d’abord eu du mal à se faire à cette idée. Puis quand on s’y est mis, on a pris des cartons, des suspensions et on est montés quatre fois à Paris à la commission. J’espère que ça nous servira de leçon pour l’année prochaine. »

Amer constat

Mais l’état d’esprit n’est sans doute pas la seule explication. Il y a aussi celle, plus cartésienne, du jeu : « Un nouvel entraîneur est arrivé avec son système de jeu, poursuivait Takudzwa Ngwenya. On savait que ce serait long mais on a aussi senti qu’il serait compliqué à appliquer dans ce championnat. On l’a modifié et cela a marché. On gagne cinq matchs d’affilée avant décembre et on se dit à ce moment que ça va le faire. Puis des cadres ont manqué, des blessés, des suspendus, parmi les anciens qui avaient l’habitude de jouer ensemble, et voilà… » « On est à notre place », concluait Erik Lund, qui aura manqué plus de la moitié de la saison. Amer constat pour ce groupe prometteur, qui se sera finalement écrasé sur la dure réalité du Pro D2. S.L.

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