Pau, une fête sans artifice

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    Pau, une fête sans artifice
Publié le , mis à jour

Avant de recevoir son trophée, le champion palois n’a pas su éviter le couac d’une sortie perdue face à Carcassonne, lors de la dernière journée.

Il flottait comme un air d’Écosse sur le Hameau et pas seulement pour l’accompagnement de l’hymne local, « La Honhada », par deux cornemuses du cru. On parlait de la possible venue dans les Pyrénées du plus fameux pilier des Highlands, le droitier de Glasgow, Euean Murray. Serait-on déjà à demain ? On a pu le croire avec l’entame à l’envers des champions du jour. Deux déploiements à reculons, l’un fatal au capitaine Julien Fumat, contraint de jeter l’éponge (et son casque avec) en moins de cinq minutes. Dix points concédés en suivant, avec un bel essai du pilier Victor Laval à la suite d’une solide progression de son numéro 8 Franck Teyssier, Carcassonne avait décidé de s’inviter à la fête du sacre. La sortie prématurée de Johnson Falefa et les appels répétés au soigneur de Jérémy Hurou n’étaient pas faits pour rasséréner l’énorme public palois. Même si Samuel Marquès avait réduit l’écart en trois coups de latte, même s’il avait offert à Mathieu Acébès l’essai plaçant son équipe en tête, enfin ! C’est plutôt sur le coup d’après, avec un superbe déploiement et un royal échange entre l’arrière et Mickaël Drouard que l’on retrouva le champion sous ses meilleures allures. Un champion chatouillé, un champion vexé, un champion réveillé.

Coup de chapeau aux Audois !

Et on le vit dès la reprise avec une étreinte audoise sans relâche, en mêlée ordonnée pour commencer, de laquelle les Palois ne se sortiraient qu’au prix de quelques exploits personnels. Comme celui du pilier Hurou ouvrant la voie de l’essai à Jean-Baptiste Barrère ou encore ceux de Damien Traille et Daniel Ramsay. Quand la Section peut s’ébrouer… Mais il en aurait fallu davantage pour désarmer l’invité. De mêlées poussées en touches de pénalité, l’USC allait jusqu’au bout partager le gâteau, avec pour finir une heureuse chistéra de son demi de mêlée ouvrant le boulevard d’une victoire étonnante, mais pas volée. Il faut reconnaître aux Canaris le mérite d’avoir tenu, et comment, leur place dans l’affiche, d’avoir enlevé un vrai match sans artifice. G. D.

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