Le Racing doit tout revoir

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    Le Racing doit tout revoir
Publié le , mis à jour

Dominés dans tous les secteurs de jeu par une équipe du Stade français réduite à 14 dès la vingtième minute, le Racing a touché le fond.

Le Racing-Metro n’a plus gagné à Colombes depuis le 7 mars dernier. Au printemps 2015, les Franciliens restent même sur un bilan famélique d’une victoire en six matchs. Et face au Stade français, le club des Hauts-de-Seine a indéniablement touché le fond. Comment expliquer que les quarts de finaliste de la Champions Cup aient pu s’incliner alors qu’ils évoluèrent plus d’une heure en supériorité numérique ? Comment légitimer ces quatorze pénalités (dont l’immense majorité furent des plus idiotes) offertes au coup de pompe de Morne Steyn ? Depuis la défaite en Coupe d’Europe contre les Saracens (12 à 11), le Racing ne tourne plus rond et on n’explique toujours pas que seul Maxime Machenaud ait évolué à son niveau réel, lors du derby parisien. Faiblards en mêlée fermée (les Racingmen furent pénalisés quatre fois dans ce secteur de jeu, dont deux fois en supériorité numérique !), les coéquipiers de Dimitri Szarzewski ont également beaucoup souffert au niveau des impacts physiques : au centre du terrain, les plaquages manqués de Jonathan Sexton et Casey Laulala permirent ainsi au Fidjien Waisea de briller de mille feux… Laurent Labit explique : « Parfois, on peut évoquer des faits de match pour légitimer une défaite. Aujourd’hui (dimanche, N.D.L.R.), nous avons simplement été dominés dans tous les compartiments du jeu par une très bonne équipe parisienne ayant joué à sa main à quinze, à quatorze et même à treize, après le carton jaune de Dupuy ! »

Lorenzetti est colère

C’est grave, Docteur. Et c’est comme si quelque chose s’était brisé dans le groupe francilien, ces dernières semaines : « Certains se croient peut-être déjà à la Coupe du monde, poursuit Labit. Si tel est le cas, qu’ils le disent tout de suite, on se passera d’eux. » Les coachs franciliens - poussés dans ce sens par un coup de gueule du président Lorenzetti - annoncent des sanctions. En conférence de presse, l’alter ego de Laurent Travers dans les Hauts-de-Seine promettait même à certains joueurs une mise au placard pure et simple, en vue du prochain déplacement à La Rochelle. Qui était donc visé ? Jonathan Sexton, sifflé par une partie du public, est passé au travers. Idem pour Casey Laulala (coupable de plusieurs plaquages manqués), Luc Ducalcon et Eddy Ben Arous (dominés par leurs vis-à-vis dans le combat d’avants), François van der Merwe (auteur de plusieurs fautes impardonnables) ou encore Bernard Le Roux, en méforme depuis deux mois. « Je suis en colère, nous confessait Jacky Lorenzetti après la rencontre. Nous n’avons pas été dignes d’une équipe qui aspire à une qualification. Alors un titre, pensez-vous… J’ai eu des mots très durs dans les vestiaires et j’attends une réaction à La Rochelle. » Le Racing, sixième du classement, a toujours son destin en mains en vue de la qualification. Mais les Ciel et Blanc sont-ils capables de s’imposer à La Rochelle, sur la pelouse d’une équipe jouant son maintien en Top 14 ? Pas en l’état. Discipline, jeu au pied, mêlée, défense, animation offensive : pour les Racingmen, tout est à revoir. Dimitri Szarzewski conclut ainsi : « J’espère que l’on va arrêter de discuter pour enfin passer à l’acte. »

Marc Duzan
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