La double vie de Thomas Lebrequier

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    La double vie de Thomas Lebrequier
Publié le , mis à jour

Ancien international français des moins de 20 ans, et pilier droit du Biarritz olympique, Thomas Lebrequier porte les couleurs de Valence-d’Agen, en Fédérale 1. Retour sur une carrière atypique. Rencontre.

Quel est le point commun entre Rabah Slimani, Alexandre Lapandry, Rémi Lamerat et Thomas Lebrequier ? Malgré leur différence de renommée, ils ont tous fait partie de l’équipe de France moisn de 20 ans de 2009. Formé au Biarritz olympique, chez les Crabos, Thomas Lebrequier n’arrive pas à exploser dans ce club, pour deux raisons : « J’ai commencé à faire quelques feuilles de match au Biarritz Olympique durant la saison 2011-2012. Mais malheureusement, je suis tombé en même temps que la fin de carrière de Sylvain Marconnet, et je n’ai pas réussi à avoir du temps de jeu. En plus de ça, je me suis blessé à l’épaule en deuxième partie de saison, et j’ai été obligé de me faire opérer ». S’en suivra une année galère où le jeune pilier droit n’apparaîtra plus sur une seule feuille de match du Biarritz olympique. En fin de saison 2012-2013, il se retrouve sans club : « C’était une situation compliquée pour moi. j’avais peu joué et je ne savais pas si mon club allait me garder »

«Je suis en première année de master à l’école de Beaux-Arts»

Personne prévenante, il avait anticipé une blessure grave pouvant mettre à mal sa carrière : « J’ai fait un bon parcours scolaire. Mes parents sont dans l’hôtellerie, donc j’ai fait 4 ans d’étude dans ce domaine. J’avais quand même du mal à conjuguer cela avec le rugby, et j’ai dû arrêter » Le pilier droit ne va pas abandonner pour autant, et passionné de dessin, va continuer une autre activité hors rugby dans un autre domaine : « Je suis parti en licence d’Arts Plastiques, et maintenant je suis en première année de master à l’école de Beaux-Arts ». Mais malgré toutes ces activités, le pilier droit cherche tout de même à se concentrer sur le rugby, et à croire encore en un avenir sportif meilleur.

«Remonter en Pro D2»

Il décide alors de signer en Fédérale 1, à Valence-d’Agen : « J’avais un agent, et il n’a pas réussi à me trouver un club en Top 14 ou en Pro D2. J’étais encore trop jeune pour un pilier droit. J’étais encore considéré comme un espoir pour les autres clubs. J’ai été obligé de passer par la Fédérale 1, c’était formateur ». Il rejoint un club ambitieux, où la charge de travail, si elle n’est pas égale à celle qu’il a connue en Top 14, est toute même bien plus élevée que ce qu’on pourrait penser : « Le niveau des entraînements est quand même bien relevé ». Ce changement lui donne une bouffée d’oxygène : « Ça a été ultra-bénéfique pour moi de changer d’environnement, de rencontrer de nouvelles personnes. Ce nouveau cadre m’a permis de retrouver mon niveau de jeu d’avant ma blessure à l’épaule ». Aujourd’hui, le pilier de 26 ans a des ambitions, et n’a pas renoncé à ses rêves de carrière : « Je fais actuellement des démarches pour remonter en Pro D2, ou au moins rejoindre un club de Fédérale 1 ayant pour ambition de monter de division. C’est l’objectif de chaque joueur de jouer au meilleur niveau.» V. M.

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