Sarrazain : «La League One : un passage obligé»

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    Sarrazain : «La League One : un passage obligé»
Publié le , mis à jour

Pour Bernard Sarrazain, président des champions de France, le TO XIII pourrait maintenant intégrer la League One anglaise. Avec l’ambition d’y jouer les premiers rôles.

Comment qualifieriez-vous la saison ?

Nous avons conservé notre titre de champion de France et réussi le premier doublé de l’histoire du club. Nous décrochons le Pro Sky Challenge aux dépens de Warrington (victoire 26-6). C’est une saison particulièrement satisfaisante. Il y a tout de même un regret, celui de ne pas avoir conservé la Coupe de France. Pour trois points de différence (12-15) en quart de finale, Saint-Estève-XIII catalan ne nous a pas permis de continuer notre route. Ce jour-là, nous étions handicapés par l’absence de joueurs cadres tels Samy Masselot et « Jono » Ford, ce qui explique en partie ce revers. L’autre satisfaction est d’avoir intégré en équipe fanion des jeunes du centre de formation qui nous ont particulièrement bien aidés pour obtenir la première place en poule des As.

L’Avenir sportif de Toulouse en 2016, est-ce le championnat de France élite ou le retour à une compétition anglaise ?

Notre souhait le plus légitime, c’est d’intégrer une compétition anglaise. La RFL s’est engagée à nous donner une réponse avant la fin du mois. Normalement, nous serions intégrés en League One, le troisième niveau national anglais. C’est un passage obligé. Si nous sommes admis dans cette compétition, notre objectif sera de jouer le haut du tableau voire de remporter cette épreuve afin d’intégrer au plus vite le Championship. Une fois intégré ce niveau de compétition, nos efforts se porteront sur la promotion en Super League.

Qu’est-ce qui peut freiner la RFL pour ne pas intégrer le Toulouse olympique ?

Nous avons un dossier satisfaisant. Or, la participation à une compétition anglaise est coûteuse. à savoir qu’il y a quatorze voire quinze déplacements à effectuer. Au niveau de la League One, les clubs perçoivent des droits télés. Nous avons demandé à la RFL de nous octroyer une indemnité sur les transports. Cette requête est à l’étude. Je suis optimiste.

Dans l’hypothèse d’une intégration à la League One, quid du recrutement ?

Selon l’expression consacrée, nous ne changeons pas une équipe qui gagne. Sylvain Houlès et Adam Innes sont conservés en tant qu’entraîneurs, la majorité de l’effectif est également conservée. Nous allons prochainement recevoir les joueurs qui ont un statut pluriactif. La participation à cette compétition est exigeante, surtout pour ceux qui cumulent une activité professionnelle et un statut sportif de haut niveau. Sont-ils prêts à consentir des sacrifices ? à ce jour, la première recrue officielle du Toulouse olympique, c’est le deuxième ligne de Villeneuve-sur-Lot, Rhys Curran.

Aurez-vous une équipe senior dans le championnat domestique ?

Tout à fait ! Notre réserve, celle des Broncos de Toulouse, intégrera le championnat d’élite 1. Cette année, de nombreux joueurs du centre de formation ont renforcé cette équipe. L’année prochaine, au sein de la compétition élite, ces jeunes vont s’aguerrir et gagner en maturité.

Allez-vous hausser le budget ?

À ce jour, nous sommes suspendus à la décision de la RFL. Nous ne pouvons pas promouvoir un produit que nous n’avons pas pour le moment. Si nous sommes intégrés, nous allons forcément hausser notre budget, nous allons tenter d’attirer de nouveaux partenaires. C’est un championnat qui débute en février, cela nous laisse du temps pour mettre des choses en place et préparer la saison. Surtout, dans cette compétition, il y a des équipes chevronnées telles Newcastle, Oxford, les Skolars de Londres et normalement une équipe canadienne de Toronto. Ce sont des équipes qui devraient attirer le public toulousain et midi-pyrénéen.

Didier Navarre
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