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Victor Matfield - Deuxième ligne de l’Afrique du Sud et des Bulls À bientôt 38 ans, il continue d’impressionner et rêve d’un quatrième mondial avec les Springboks !

Finir sa carrière au sommet et avoir la chance de rejouer sous les ordres d’Heyneke Meyer, voilà les deux raisons ayant motivé Victor Matfield à revenir l’année dernière sur les terrains, après son départ à la retraite en 2011. Même les plus sceptiques ont dû se rendre à la raison au vu de la bonne saison du deuxième ligne sud-africain. Ses prestations de première classe avec les Bulls lui permettant de retrouver les Springboks. Et quand Pieter-Steph Du Toit et Flip van der Merwe furent blessés, l’équipe de Meyer a pu compter sur leur tour de contrôle pour tenir la touche, ce que Matfield fit avec aplomb. « J’ai relevé de nombreux défis cette année, explique Matfield. Revenir n’était pas une décision prise à la légère, cela n’a pas été facile et j’avoue avoir été un peu nerveux. Mais je suis satisfait de mes performances. Certains de mes collègues ont souffert de blessures, ce qui m’a rendu la tâche plus facile. Cela m’a ouvert un espace dans lequel je me suis engouffré. »

C’est alors que Matfield, poursuivant une carrière d’entraîneur chez les Bulls après avoir pris sa retraite suite de la Coupe du monde en 2011, que Heyneke Meyer, lui-même entraîneur des Bulls de 2000 à 2007, le persuada qu’il avait encore toute sa place au sein de l’effectif national. Son âge avancé de 38 ans ne semble pas être un frein. « Heyneke m’a dit que si j’étais à mon meilleur niveau, je pouvais être performant pour la prochaine Coupe du monde, se réjouit Victor Matfield. Le prérequis étant que mes performances en Super 15 soient à la hauteur. Sachant que j’avais son soutien, j’ai donc décidé de revenir sur les terrains. C’est une des choses qui m’ont motivé : avoir une nouvelle fois l’occasion de jouer sous ses ordres avec les Springboks. Ensemble, nous avons réussi de grandes choses avec les Bulls. De plus, j’avais vraiment envie de jouer avec des gars tels que Fourie du Preez, ou encore Schalk Burger et Jean De Villiers sous la férule de Meyer. Pour l’instant, nos résultats avec les Boks sont très probants. »

Avec Le soutien de sa famille

L’engagement physique énorme requis pour jouer au niveau mondial a été le premier défi à relever pour Matfield, suivi de près par la nécessité de se remettre mentalement dans le bain. « En fin de compte, tout est une question de mental. Quand on a 21 ans, le rugby c’est tout pour nous. Quand on arrive à mon âge, cependant, le mariage et les enfants prennent une grande importance dans votre vie. Mais vous devez décider de redonner au rugby la première place et ce n’est pas une décision que l’on prend comme cela. J’avais le soutien de ma famille et le rugby a de nouveau été le plus important. Ma femme Monja sait bien que si je décide de faire quelque chose, alors je m’y mets à 100 % » souligne-t-il.

Victor Matfield a néanmoins été quelque peu épargné lors de la présaison par l’entraîneur des Bulls, Frans Ludeke. Il n’a cependant pas raté une minute des trois premiers matchs de Super 15.

« L’année dernière, je pensais jouer cinq ou six matchs mais, au final, je les ai tous joués », s’exclame le joueur le plus capé des Boks. « Cette année, j’espère pouvoir être ménagé car c’est essentiel dans la récupération. Physiquement, je suis bien, mais à mon âge après cinq ou six matchs, c’est plus difficile de récupérer des coups et être prêt pour la prochaine rencontre. »

Victor Matfield est persuadé qu’avec Meyer aux commandes, une belle campagne de Coupe du monde se prépare. Avec De Villiers en convalescence après une chirurgie du genou, l’ancien deuxième ligne du RCT pourrait même être de nouveau capitaine des Springboks. « 2011 fut ma dernière saison avant de prendre ma retraite, et ce fut un mauvais cru, assure Matfield. Nous avions été décevants en Coupe du monde. Heyneke pense que je peux gagner une nouvelle Coupe Webb-Ellis cette année et il y a, de fait, des joueurs actuellement très talentueux en Afrique du Sud. Il nous pousse à arriver aussi frais que possible après le Super 15 et sans trop de casse. Si nous voulons gagner, nous aurons besoins de tous nos meilleurs joueurs. » La précieuse expérience du deuxième ligne et ses énormes qualités en touche sont essentielles pour les Boks. Et pourraient leur faire gagner le trophée, comme en 2007.

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