Castres, le mauvais scénario

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    Castres, le mauvais scénario
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Castres - Armelle-Auclair Dernières de leur poule, les Tarnaises n’auront pu éviter le pire : une descente vers la division fédérale « fourre-tout ».

L’échec est cruel. Lanternes rouges de la poule 2 d’élite 2, les filles du CRF retrouveront, selon toute vraisemblance, le monde fédéral dès la saison prochaine. Une suite presque logique après une montée en élite 2 « un peu rapide » consécutive à une saison « exceptionnelle » en 2013-2014 où les Castraises ont joué la finale de Fédérale 1 face à Gaillac. Aujourd’hui, c’est vraiment le pire des scénarios qui se présente face à une équipe qui progresse saison après saison et qui, pour continuer sa montée en puissance, aurait aimé rester au sein de l’élite plutôt que de retrouver une division fédérale affaiblie depuis la réforme de la Fédération. Où des équipes débutant le rugby à XV rencontrent des formations aguerries, où les scores fleuves (supérieurs à cent points d’écart) sont légion tous les week-ends et où Castres ne s’imagine pas d’avenir. À vrai dire, peu de clubs voient cette réorganisation d’un bon œil. La plupart lui reprochent de « tuer le rugby féminin ». Virginie Berthoumieux et les filles du CRF seraient redescendues sans sourciller en feue Fédérale 1. Mais là, la pilule est dure à avaler. « C’est un retour quinze ans en arrière », ose la présidente emblématique du club castrais.

La formation en bouée de sauvetage

Toujours est-il que c’est bien à ce niveau fédéral que l’avenir du club castrais semble désormais se conjuguer, même si rien n’est encore acté au niveau de la Fédération. Que retenir de cette saison d’élite 2 ? Il ne manquait pas grand-chose, au final, pour se maintenir. Les Castraises regretteront longtemps la double confrontation perdue contre Nérac et le déplacement à Tarbes qui aurait mérité meilleure issue. Volontaires et appliquées, les filles de Virginie Berthoumieux ont trop souvent cédé défensivement pour espérer le maintien : elles terminent la saison avec 324 points encaissés. C’est beaucoup. Mais elles peuvent se consoler avec leur formation, véritable bouée d’oxygène du club. Les cadettes ont un bon niveau et viendront nourrir les rangs de l’équipe. Reste à renforcer quelque peu l’effectif aux postes clés afin d’offrir une profondeur de banc qui a cruellement manqué cette saison. Virginie Berthoumieux confirme : « Étoffer notre effectif est une priorité pour nous. Nous avons perdu beaucoup de rencontres sur des fins de matchs tendues où notre banc n’a pas eu l’apport escompté. Nous avions quinze titulaires au niveau mais le reste du groupe était trop léger pour espérer rivaliser.»

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