Un débriefing à but pédagogique

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    Un débriefing à but pédagogique
Publié le , mis à jour

L’analyse vidéo a souvent été cité comme l’une des clés des grandes victoires d’un club professionnel. Mais elle est tout aussi importante dans le monde de l’arbitrage. Sa présence permettant d’apporter une plus-value au débriefing du superviseur. Ce dernier étant en quelque sorte le professeur de l’arbitre, celui qui l’aide à tendre vers l’excellence.

L’arbitre a souvent été le centre de nombreuses polémiques, dues à des erreurs plus ou moins décisives sur le cours d’un match. Encore plus, avec la place de plus en plus importante prise par la vidéo, ces dernières saisons. Mais tel un écolier devant son professeur, la copie d’un arbitre est disséquée, analysée par ce dernier et le superviseur venu l’observer durant son match. «Si on passe à la télé, on a le DVD du match avec l’obligation de le bosser. Le but étant de s’autocritiquer ou de dire ce qu’on a mal arbitré plutôt. On rentre cela sur un site de la Fédération et notre superviseur fait un rapport, en disant s’il est d’accord avec notre analyse». L’analyse porte sur toutes les composantes d’une rencontre, telles que les touches, les mêlées ou les rucks et est complétée par une note. Une évaluation dont les arbitres concernés n’ont pas connaissance. «Le superviseur nous fait un petit topo sur ces critères et rentre ses observations sur le même site que nous. On a alors des notes, que seule la crème de l’arbitrage français connaît. Nous, les arbitres avons juste connaissance des commentaires du superviseur, sur notre arbitrage dans chaque domaine».

Le superviseur, un conseiller précieux

Mais si une note est donnée à chaque arbitre, celle-ci a une valeur pédagogique avant tout. Le superviseur ayant comme objectif de conseiller son élève, pour l’aider à tendre vers l’excellence. «Les superviseurs ne viennent pas pour nous «tuer» en Top 14 ou en Pro D2. Ils viennent plus nous donner des conseils et après si on a vraiment manqué notre match, ils viennent nous pulser. Mais son rôle n’est pas de nous enterrer, il va nous dire qu’il faut les points que nous devons améliorer». Une aide précieuse. Le rugby français étant une pyramide où le haut niveau est le rêve de chacun, tant chez les joueurs, que chez les arbitres. «En Fédérale 1, on en a qui veulent te tuer car le rugby français est une pyramide et donc, il faut toujours monter. Tandis qu’en Top 14 et en Pro D2, tu es plus reconnu, les gens nous connaissent et c’est rare qu’un arbitre passe vraiment au travers sur un match». Car comme les joueurs, les arbitres sont à la recherche du détail, élément pouvant être décisif dans les rencontres au couteau. C.V

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