Damien Traille : « Il faut être à fond derrière ce groupe »

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    Damien Traille : « Il faut être à fond derrière ce groupe »
Publié le , mis à jour

Damien Traille a connu ce moment d’attente qui précède l’annonce d’une sélection pour une Coupe du monde. Appelé en 2003, 2007 et 2011 le natif de Pau analyse la pré-sélection faite par le staff du XV de France.

Que pensez-vous de la liste de 36 annoncée par Philippe Saint-André en fin de matinée ?

Je pense que l’encadrement des Bleus à réfléchit par profil. Ils voulaient des joueurs ayant répondu à leurs attentes tout au long du mandat. Mais je ne veux pas juger la liste en elle-même. Ça ne sert pas à grand chose ! Tous les Français peuvent donner leurs avis, dire qu’ils auraient préféré untel ou untel, mais ça ne fera pas évoluer la liste des 36 pour autant. On est à la veille d’un grand moment alors autant être à fond derrière les joueurs qui nous représenteront quand même à la Coupe du monde.

Il y a des surprises, on pense notamment à l’absence de Maxime Mermoz, excellent avec Toulon.

Ça doit être un moment difficile pour ceux qui n’ont pas été appelés. Philippe Saint-André doit impérativement leur donner des explications pour qu’ils passent à autre chose. Une sélection fait des heureux et des malheureux, c’est le jeu. Quand on est sélectionneur, on n’est pas qu’un simple entraîneur, on a la possibilité de choisir entre tous les meilleurs joueurs. Malheureusement certains, aussi bons soient-ils, doivent rester à la maison. S’ils avaient le droit je suis persuadé que les sélectionneurs appelleraient une liste plus large, mais ce n’est pas le cas et Philippe Sain-André a dû faire des choix. Plus qu’une équipe, Philippe Saint-André a construit un groupe. Les mecs vont vivre ensemble 24 heures sur 24 pendant quatre mois. Il faut que ça se passe bien en interne. Après pour Maxime Mermoz, je ne sais pas. La concurrence est dure pour les centres. Et peut-être que Philippe Saint-André n’a pas apprécié la médiatisation autour de ses allers-retours à Marcoussis. Il aurait dû rester plus discret. Par exemple Yannick Nyanga était dans la même situation, il a enchaîné les présélections puis les retours à Toulouse, mais on n’en a pas parlé et aujourd’hui, il fait parti des 36 qui prépareront le mondial. Après il ne faut pas oublier qu’il y a une liste cachée de 14 joueurs qui peuvent rejoindre le groupe en cas de blessures ou de méformes, hors le championnat n’est pas finit alors les 14 mecs doivent rester prêts. Philippe Saint-André peut les appeler à tout moment. Les joueurs présents dans le groupe élargi doivent déjà être contents. Ça veut quand même dire que le sélectionneur leur fait confiance. Puis ils ne sont pas à l’abri d’une bonne surprise, comme pour Jean-Marc Doussain en 2011 (appelé après la blessure de David Skrela).

Et si vous aviez un conseil pour les 36 qui participeront à la préparation ?

De tout donner. Ce sera peut-être le meilleur moment de leur carrière. Il faut se préparer à fond pour n’avoir aucun regret. Les 31 qui seront retenus vivront à coup sûr un moment magique. Alors autant être au top de sa forme quand on aborde un tel événement. Les souvenirs n’en seront que meilleurs. Ensuite le sélectionneur devra faire d’autres choix forts, puisque seuls 23 joueurs peuvent apparaître sur les feuilles de match. Mais il faut surtout que les autres continuent de travailler, leur rôle sera primordial dans le groupe et ils peuvent espérer jouer un voir deux matchs... En Nouvelle-Zélande en 2011 j’ai joué les seconds couteaux (1 titularisation et 1 rentrée en poule) mais quand Marc Liévremont a fait appel à moi pour joueur une demi-heure en finale contre les Blacks j’étais prêts. Quand j’y repense, c’était vraiment magique !

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