Le VII en direct d’Amsterdam : les Bleues en larmes

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    Le VII en direct d’Amsterdam : les Bleues en larmes
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En s’inclinant face à l’Espagne (5-7), les Bleues voient la qualification directe pour les JO de Rio s’éloigner...

Les larmes de Marjorie Mayans à l’issue de la rencontre en disaient long sur la désillusion vécue par l’équipe de France féminine à VII. Placées dans le quatuor de tête du classement général du circuit World Rugby, synonyme de qualification pour les JO de Rio à l’issue des quatre premières étapes, les Bleues de David Courteix avaient reculé d’un rang le week-end dernier à Londres. Toutefois, elles avaient leur destin entre les mains à l’aube de ce dernier Tournoi à Amsterdam. L’entrée en matière face à la Hollande avait laissé entrevoir le manque de sérénité d’une équipe sous pression. Une souffrance psychologique qui s’est matérialisée par une défaite lors de la seconde rencontre de la journée face à l’Espagne. Un revers (5-7) dû en partie à une trop grande fébrilité.

Condamnées à l’exploit

Les Bleues, comme lors du premier match, ont passé le plus clair de leur temps à défendre. Et lorsqu’elles ont eu la possession de balle, elles ont commis de nombreuses fautes ou fait de mauvais choix. « Le problème, il est dans les têtes, prophétisait David Courteix juste avant que ses joueuses ne pénètrent sur le Sportpark de Endracht. « On a été timides, inhibées par l’enjeu, reprenait son adjoint Eric Lombarteix, à l’issue de la rencontre. Maintenant, rien n’est perdu. Il reste un match. Les filles vont tout donner pour battre le Canada. » Une équipe que les Bleues n’ont jamais battu cette saison sur le circuit mondial, « mais que nous avons parfois titillé », rétorque Lombarteix. Un exploit ouvrirait donc la porte des quarts de finale aux Françaises. Une défaite et il faudrait alors espérer terminer parmi les deux meilleurs troisième de poule pour se hisser au même niveau que les Etats-Unis et l’Angleterre, concurrents direct pour la quatrième place du classement général, respectivement vainqueurs de leurs deux premiers matchs et donc qualifiés pour les quarts de finale. À ce moment précis, il reste un peu moins de deux heures à David Courteix et Eric Lombarteix pour remobiliser une équipe totalement sous le choc. Parce que si Marjorie Mayans a fondu en larmes sur le terrain dès le coup de sifflet final, dans l’intimité du vestiaire, près de la moitié du groupe tricolore l’a imité…

Arnaud Beurdeley
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