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Compétitions

Le Canada ne manque pas de talents

A l’image de Taylor Paris, les Canadiens ont quelques joueurs exilés en Europe. La France les retrouvera le 1er octobre en Coupe du monde.

Le trois-quarts aile Taylor Paris a crevé l’écran ces dernières semaines avec Agen, comme pour nous rappeler que le Canada ne manque pas de talents. Et cette équipe, le XV de France va la rencontrer lors de la prochaine Coupe du monde le 1er octobre à Milton Keynes. Cette sélection d’Amérique du Nord n’a pas souvent l’occasion de rencontrer les grandes nations. Elle n’a pas d’énormes vedettes à part peut-être le deuxième ligne de Clermont Jamie Cudmore. Pourtant, certains de ses joueurs jouent dans des clubs professionnels européens. Jebb Sinclair joue en Angleterre, chez les London Irish. Il y en a quatre en Ligue celte, deux chez les Ospreys (Tyler Ardron et Jeff Hassler) deux à Glasgow (Conor Braid et DTH van der Merwe). On en trouve aussi sept en Deuxième Division anglaise et un dans le championnat national australien.

Des quinzistes amateurs

Lors de la dernière finale de l’ITM Cup en Nouvelle-Zélande, deux Canadiens étaient en confrontation directe, Hubert Buydens et Jason Marshall respectivement à Manawatu et à Hawkes Bay. Cela veut quand même dire quelque chose. On a quand même du mal à imaginer cette équipe canadienne inquiéter les Bleus pour autant, même si, en 1994, l’équipe commandée par Philippe Saint-André s’était faite surprendre à Ottawa (18-11) avec une expulsion sévère de Philippe Sella. Mais l’écart semble quand même trop grand entre les deux équipes vingt ans après. Mais contrairement à la génération dorée du début des années 90, cette équipe pratique un rugby plutôt aéré, à l’image du profil de Taylor Paris d’ailleurs qui n’a rien d’un perce-muraille qui court tout droit. Elle est entraînée par Kieran Crawley, ancien arrière des All Blacks des années 80 qui se refuse à pratiquer un rugby restrictif. C’est comme ça qu’elle avait surpris le Tonga en 2011 à Wangharei. D’ailleurs jusqu’à nouvel ordre, le Canada présente une particularité : ses joueurs à VII sont payés (programme Olympique oblige) et ses joueurs à XV sont de purs amateurs, voilà le vrai handicap des hommes à le feuille d’érable. Ils jouent pour l’honneur dans un pays où leur sport n’occupe que quelques lignes dans les journaux et de pauvres secondes dans des émissions de télé de seconde zone.

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