• Eddy Labarthe : «Certains d’entre nous joueront le match de leur vie»
    Eddy Labarthe : «Certains d’entre nous joueront le match de leur vie»
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Rugby à XIII

Eddy Labarthe : «Certains d’entre nous joueront le match de leur vie»

Grand favori du championnat de Fédérale 1, le Pays d’Aix Rugby a pourtant lourdement buté à Chambéry dimanche dernier (24-10). Afin de décrocher la couronne, il faudra aux hommes de Christian Labit être vainqueur d’au moins 15 points lors du match retour, ce weekend. Mission impossible ? L’ailier Eddy Labarthe livre ses sentiments quant à l’ampleur de cet affrontement.

Quel bilan tirez-vous du match de dimanche dernier ? Où pensez-vous avoir fauté ?

Nous avions fait un gros match en quarts de finale contre Aubenas-Vals, avec une bonne mêlée et une victoire à la dernière minute, cela nous a peut-être poussés à nous relâcher, inconsciemment. Comme une sorte de travail acquis. Nous sommes arrivés à Chambéry avec des certitudes et nous voulions faire un gros coup là-bas. Malheureusement, toutes nos fautes personnelles, les pénalités et cartons jaunes nous ont réduits à quatorze puis à treize et, pendant cette période, ils ont marqué beaucoup de points. À force de défendre face à une équipe qui est parvenue à avoir beaucoup de temps de jeu, nous avons fini par craquer.

Il vous faut gagner de 15 points ce week-end pour sortir vainqueur de cette longue saison. Quelles ressources allez-vous utiliser ?

Nous arrivons en fin de saison, et ce championnat est très long. Je pense que nous sommes au bout de nos ressources physiques. Cette rencontre se jouera avant tout au mental. Car, malgré la défaite que nous avons eue à Chambéry, nous les avons trouvés bons, mais pas non plus exceptionnels. Sur la forme, 14 points de retard c’est beaucoup mais, au fond, ce n’est pas grand-chose. Nous pouvons rattraper notre retard.

À l’exception d’Auch et d’Aubenas-Vals, vous vous êtes toujours imposés d’au moins 14 points à domicile, cela devrait vous rassurer…

Oui c’est certain. Comme je vous le disais, nous allons tout donner dimanche parce que nous en sommes capables. Certains d’entre nous joueront le match de leur vie. Tout le monde devra rentrer sur le terrain la tête à l’endroit. Ce Pro D2, on en rêve depuis 2010.

Vous étiez si bien partis pour finir cette course, vous vous êtes compliqués la tâche. Vous attendiez-vous à cette performance de Chambéry ?

Nous savions que c’était une bonne équipe. Nous sommes une équipe très joueuse et active à l’arrière et nous sommes tombés sur une équipe qui possède le même profil et le même système de jeu. Donc, évidemment, nous n’allions pas là-bas sans appréhension, mais je vous avoue que, quatorze points de retard, c’est un sacré coup derrière la tête. Dans les vestiaires, nous étions tous abattus. Dans ces demi-finales, il y a deux matchs donc tout est encore possible. On peut le faire, nous allons nous motiver pour le faire.

Comment vous préparez-vous à ce choc ?

Notre corps est fatigué donc ce sera essentiellement de la récupération. Ensuite, il est prévu de travailler sur notre propre jeu sans les étudier à eux. Car nous faisons beaucoup trop de fautes et il faut impérativement corriger ça.

Vous avez perdu un de vos meilleurs éléments la semaine dernière, à savoir Lucas Guillaume (auteur du seul essai aixois). C’est évidemment une grosse perte. Comment va-t-il ?

C’est évidemment une grosse déception, pour lui et pour nous. C’est un excellent joueur. Il a pris un très gros coup lors du match ce qui lui a provoqué une importante contusion au niveau des côtes et de la rate. Forcément, cela nous handicape car il est un leader de jeu dont nous aurions eu besoin. Heureusement, les remplaçants sont aussi bons et assureront le boulot.

L’appui du public sera un plus pour vous transcender dimanche. Cela peut-il aussi être un frein avec la peur de décevoir ?

Non, car sincèrement l’écart est tellement important que nos supporters s’attendent à une déception. Si le retard avait été de trois points, nous aurions eu peur de fauter et de commettre la bêtise qui nous coûte le match. Dans notre cas, nous partons tous à la bataille en se disant que c’est presque cause perdue. Il va falloir être créatifs, tenter des choses, marquer des essais et être opportunistes. Propos recueillis par F. C.

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