D2 anglaise : Worcester en pôle

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    D2 anglaise : Worcester en pôle
Publié le , mis à jour

Deuxième manche de la finale de la D2 anglaise ce soir entre Worcester et Bristol, deux équipes qui ont les moyens de bien figurer dans l’élite l’an prochain.

Finale

On a l’impression de dire que les Anglais jouent un championnat presque fermé avec une seule descente pour douze équipes. Et c’est vrai que tout semble fait pour que le club qui termine dernier de l’élite retrouve au plus vite la compagnie des puissants. Il reçoit un généreux « golden parachute ». Dans le passé récent, les Harlequins ou Newcastle n’ont passé qu’une saison à l’étage du dessous. Le but consiste à privilégier les clubs bien structurés, riches de stades aux normes et d’un public fidèle avec, si possible, des actionnaires généreux.

Cela correspond au profil des deux équipes qui s’affrontent ce soir pour la manche retour de la finale de deuxième division, à savoir Bristol et Worcester. Les Worcester Warriors n’avaient pas de passé prestigieux avant d’être repris par Cecil Duckworth, un homme d’affaires local fou de rugby. Venus de nulle part, les Warriors ont joué en première division de 2004 en 2010, sont descendus en D2 avant de remonter tout de suite en 2011 puis de redescendre en 2013. Avec leur stade moderne (Sixways Stadium) de 12 000 places et un public assez fidèle, ils peuvent survivre à une nouvelle montée. Plus en tout cas que les London Welsh, le club sans moyens qui vient de terminer dernier du Premiership avec… zéro victoires. Le cauchemar absolu pour le Premirship.

Ça s’annonce serré

Bristol est un cas légèrement différent. La grande ville du sud-ouest de l’Angleterre est un fief du rugby anglais. Elle a fourni quantité d’internationaux à l’époque amateur et gagné la Coupe d’Angleterre en 1983. Mais ce club n’a pas su négocier le virage du professionnalisme et s’est englué dans l’instabilité même si elle a accueilli quelques pointures comme Agustin Pichot ou Felipe Contepomi. Mais en 2009, elle a quitté l’élite sans pouvoir remonter malgré deux finales d’accession perdues contre Exeter et les London Welsh. Mais cette saison, Bristol a mis les grands moyens, fort du soutien du mécène Stephen Lansdown et de l’arrivée d’Andy Robinson au poste de manager général. Le club a aussi déménagé vers un stade de foot d’une capacité de 21 000 places. Et son effectif abrite des pointures comme Ryan Jones, Gavin Henson et Dwayne Peel, maintes fois sélectionnés pour le pays de Galles et même pour les Lions britanniques et irlandais.

Mais c’est Worcester qui a gagné la première manche d’un point (29-28) sur la pelouse de Bristol devant 12 000 spectateurs. Les deux équipes se retrouvent ce soir pour un duel qui s’annonce très serré. Worcester a un peu moins de noms connus, si l’on excepte Agustin Creevy, le talonneur et capitaine des Pumas (ex-Montpellier), Ryan Lamb, l’ancien ouvreur de Leicester et Northampton, ou Leonardo Senatore, l’international argentin passé par Toulon. Les gars de Bristol, vexés, ont promis une revanche énorme. L’explication sera très chaude.

Jérôme Prévot
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