XV de France : l’heure de Novès

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    XV de France : l’heure de Novès
Publié le , mis à jour

Le Comité des sages désigné par la FFR n’a pas attendu l’heure faditique pour choisir l’héritier du mandat Saint-André et futur patron des Bleus jusqu’en 2019 au moins. Pierre Camou devrait ainsi introniser Guy Novès dans les jours à venir.

Le rendez-vous était fixé au 28 mai : une parfaite chausse-trappe. Il fallait s’y attendre, les sages de la Fédération n’ont pas attendu l’heure dite pour trancher. Comme souvent au plus haut sommet du rugby français, l’affaire s’est jouée en coulisses cette semaine, avec un consensus qui valait bien un vote à bulletin secret. Selon nos informations, même les détracteurs supposés du Toulousain se seraient rangés derrière sa candidature, lui offrant ainsi, une voie royale. Guy Novès, grandissime favori, sera donc bien le futur sélectionneur du XV de France. L’information doit être officialisée par le patron de la FFR, Pierre Camou.

Novès ? L’évidence s’est confirmée. Une fois n’est pas coutume, le favori a gagné. Malgré le silence imposé d’entrée avec un appel à candidature aussi vague que possible pour ne fermer aucune porte, la FFR a finalement confirmé sa tentation première : trouver un «leader» charismatique et homme à poigne, capable d’imposer ses choix et de défendre sa ligne de conduite face aux clubs professionnels. Un patron capable simplement de faire appliquer la convention LNR/FFR et de peser médiatiquement (reproches régulièrement faits à Saint-André) pour laisser les entraîneurs/techniciens qui l’accompagneront mener leur barque en toute quiétude. Un manager-bouclier en somme, qui n’aurait pas besoin de Serge Blanco pour délimiter son pré carré, défendre -ou critiquer- ses joueurs.

Un palmarès sans égal

A ce petit jeu, ni Galthié, ni Ibanez, ni Clive Woodward - le manager qui a fait de l’équipe d’Angleterre une championne du Monde en 2003 - ni Fabrice Landreau, qui comptait quelques défenseurs, n’ont pesé d’un grand poids. Le patron du sportif toulousain incarne d’autant plus l’évidence aux yeux de la commission des «sages», qu’il était officiellement le choix n°1 du tandem Camou/Blanco en 2011. A l’époque, son refus avait entraîné la nomination de Philippe Saint-André. Il n’en sera rien cette fois malgré les peaux de banane et fausse piste qui n’ont pas manqué d’apparaître sur les ultimes marches qui mènent au pouvoir. A 61 ans, adoubé par la FFR et par les Barbarians de Serge Kampf, qui en avaient fait leur favori, après douze titres de champions de France (dix comme entraîneur) et quatre trophées européens, la carrière de Novès va enfin prendre une dimension internationale.

mo admin
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