Parisse : «J’aurais pu partir...»

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    Parisse : «J’aurais pu partir...»
Publié le , mis à jour

Six ans qu’il attendait ça, Sergio Parisse. Depuis 2009, le capitaine du Stade français n’avait plus joué un match de phase finale du championnat de France ou même de Coupe d’Europe. Il raconte ici sa soif de revanche, ses doutes durant les années galères vécues à Paris et sa détermination à faire tomber le voisin du Racing-Metro, ce soir en barrage. Il veut voir plus loin.

Vous avez récemment «twitté» que vous attendiez ce match depuis six ans. C’est long six ans, non ?

Comme quoi les réseaux sociaux, ça ne sert pas qu’à raconter des conneries... C’est aussi le moyen de faire part de ses sentiments. Et oui, six ans, c’est long. C’était mon objectif de ramener le club vers le haut. Aujourd’hui, nous sommes au portes de ce retour. Il faut désormais confirmer.

Comment avez-vous vécu ces six années dans l’ombre ?

J’ai dû parfois m’accrocher car ça n’a pas été facile. Heureusement, je suis têtu (rires). Je ne suis pas du genre à renoncer à la première difficulté. Et je me doutais qu’un jour la roue allait tourner.

Avez-vous songé un jour à quitter le Stade français ?

Le chemin le plus facile aurait été de partir. J’aurais pu le faire, je peux vous garantir que je n’ai pas manqué de sollicitations. J’ai refusé des offres bien plus intéressantes tant sur le plan sportif que financier. Mais mon choix, c’était de me battre car je suis attaché au club et à cette ville (Paris). J’ai donc préféré faire des sacrifices. Et aujourd’hui, ça me donne encore plus de force pour aller au bout de notre objectif.

Justement, quel est désormais l’objectif du Stade français ?

Au début de la saison, l’objectif du club, c’était de terminer parmi les six premiers du Top 14. Nous y sommes, tant mieux. Mais moi, au début de la saison, j’ai dit que je voulais être champion de France. J’ai 31 ans et je suis ambitieux. Gonzalo (Quesada, N.D.L.R.) nous a d’ailleurs dit cette semaine : «Soit on sera champion, soit on sera déçu.» Je suis d’accord avec cette idée.

Seulement, l’équipe qui s’avancera ce soir face au Racing-Metro a peu d’expérience...

Les jeunes de l’équipe n’ont peut-être pas l’expérience des phases finales, mais certains sont déjà internationaux. Je pense à Rabah (Slimani), Alex (Flanquart) ou encore Antoine (burban). Surtout, ils représentent la nouvelle dynamique du club. Il y a aussi des joueurs qui ont envie de prouver. Lakaf (Raphaël Lakafia) était au frigo à Biarritz et aujourd’hui il montre toutes se qualités. Il y a dans cette équipe un très bon amalgame, même entre joueurs français -je me place dans ce camp- et joueurs étrangers. Sur le papier, nous ne sommes peut-être pas l’équipe la plus expérimentée, ni la plus puissante, mais nous mettons beaucoup de vitesse dans notre jeu. C’est notre marque de fabrique.

Le style de jeu proposé par le Stade français depuis le début de saison peut-il être gagnant sur un match de phase finale ?

Si on pense à l’enjeu, le risque c’est de fermer le jeu. Jouer contre nature, c’est la pire façon d’aborder ce match contre le Racing. Et puis, l’équipe a grandi. A force de perdre ou de prendre des roustes, on a appris à mieux gérer. L’équipe est plus mature. Alors, certes, nous avons tous conscience qu’on perdre ce match de barrage, mais nous savons aussi que nous avons l’opportunité d’écrire l’histoire du Stade français de ces six dernières années.

Arnaud Beurdeley
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